Actualisé 05.08.2020 à 09:10

Jeu vidéo

Microsoft lance son «cloud gaming», en Suisse aussi

Le service de jeu «dans le nuage» de la firme de Richmond s’étend. La Suisse fait finalement partie des pays européens qui pourront en bénéficier.

par
Jean-Charles Canet
Cloud gaming permet d’accéder à un catalogue de jeux qui tournent sur des serveurs, accessibles depuis des écrans de smartphone ou de tablette (Android uniquement actuellement).

Cloud gaming permet d’accéder à un catalogue de jeux qui tournent sur des serveurs, accessibles depuis des écrans de smartphone ou de tablette (Android uniquement actuellement).

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Dans une lettre adressée aux fans de la Xbox, Phil Spencer, patron de la division jeu vidéo de Microsoft, avait annoncé en juillet l’extension de son service de jeux dans les nuages à 11 pays européens dont la France, l’Allemagne et l’Italie. Une évolution qui prendra effet courant septembre.

Début août, la Suisse, qui ne semblait pas figurer sur la liste des peuples élus, y a été ajoutée. À la faveur de cette mise à jour, on a pu constater que le nom du service, connu jusqu’ici sous «xCloud», a été quelque peu mis sous le boisseau par Microsoft au profit de «cloud gaming».

Cloud gaming est un ainsi service de jeu vidéo «dans le nuage» qui fait tourner une sélection de titres sur des serveurs qui deviennent alors accessibles directement sur divers écrans (de smartphones et tablettes Android dans un premier temps) sans forcément devoir passer par la case PC ou console.

Il se différencie de son principal concurrent, «Stadia» lancé par Google en 2019, par son modèle d’affaires. Alors que Stadia propose, moyennant un abonnement, un droit d’accès privilégié à son réseau, les jeux devant être acheté à l’unité, cloud gaming propose un modèle à la Netflix: un abo qui donne accès à un catalogue de jeux en libre-service. Microsoft a déjà mis un pied dans cette porte avec son service Game Pass qui permet de télécharger à gogo des jeux sur Xbox et PC Windows. Cloud gaming sera ainsi intégré en septembre sans surcoût à l’abonnement déjà existant Game Pass Ultimate. Autrement dit, il en coûtera une quinzaine de francs par mois à ceux qui choisissent ce service qui combinera désormais les jeux à télécharger à gogo sur PC et console Xbox et ceux qui pourront être «streamés» directement depuis les nuages que constituent les serveurs Azure de Microsoft.

Un point pour xCloud

Bon nombre d’observateurs estiment que l’offre de Microsoft écrase celle de Google, qui n’est toujours pas parvenu à convaincre les amateurs de jeux vidéo au-delà du cercle restreint des aventuriers des nouvelles technologies. Mais la partie ne fait que commencer alors que l’on chuchote qu’Amazon pourrait annoncer prochainement vouloir se lancer dans la course.

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