Arctique: Mike Horn: «Je suis heureux d’être vivant»
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ArctiqueMike Horn: «Je suis heureux d’être vivant»

L’explorateur a enfin retrouvé la terre ferme. Il se dit «un peu calmé» mais ne va pas se reposer bien longtemps.

par
lematin.ch
Mike Horn a retrouvé ses filles Annika et Jessica en Norvège.

Mike Horn a retrouvé ses filles Annika et Jessica en Norvège.

Instagram/mikehornexplorer

Après 87 jours sur la banquise puis trois semaines bloqué dans la banquise à bord d’un navire norvégien, Mike Horn a retrouvé lundi après-midi la terre ferme. L’aventurier a accosté avec son compagnon Borge Ousland à Tromsø, tout au nord de la Norvège, où il a retrouvé ses deux filles Annika et Jessica. L’explorateur suisse et sud-africain s’est confié par téléphone au «Parisien». Après avoir enduré l’enfer, il se dit (un peu) calmé.

«Je vais apprécier la nouvelle année car la fin 2019 a été extrêmement dure. Cette expédition a été l’une des plus difficiles de ma vie. Parfois, je ne savais pas si on allait arriver vivant», témoigne l’aventurier de 53 ans dans le quotidien français. Et d’ajouter que 2020 sera «comme une deuxième vie qui commence» pour lui.

«Je vais ralentir un peu»

Mike Horn explique que des semaines passées «dans la nuit noire, dans l’obscurité en permanence» ont plombé son moral. «Il y a eu des moments où l’on n’y croyait plus. Je suis heureux d’être vivant», lâche-t-il.

L’homme se dit cependant en forme bien qu’un «un peu calmé» par sa dernière aventure. «Je vais ralentir un peu», promet-il.

Dakar et «petits glaciers»

La suite? Un bon repas de fin d’année avec ses filles sur son bateau, le Pangaea, qui est à Tromsø. Puis on comprend ce qu’«un peu calmé» signifie pour Mike Horn. Dès le 5 janvier, il sera à Djeddah, en Arabie saoudite, pour commencer le rallye Dakar en tant que copilote. Ensuite il retournera à Tromsø récupérer son navire, partira pour Monaco – 3 à 4 semaines de navigation – puis filera au Spitzberg, en Norvège, pour «traverser des petits glaciers»…

«Je n’arrive pas à vivre sans but, sans objectif, sans adrénaline», commente-t-il dans «Le Parisien». «C’est mon style de vie.»

R.M.

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