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États-UnisMike Pompeo accuse l’Iran d’être la nouvelle base d’Al-Qaïda

Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a officiellement confirmé la mort en août du numéro deux d’Al-Qaïda, en plus de d’accuser l’Iran d’être le nouveau quartier général du réseau jihadiste.

Si nous ignorons cet axe Iran/Al-Qaïda, c’est à nos risques et périls. Nous devons le reconnaître. Nous devons l’affronter. Nous devons le vaincre», a martelé Mike Pompeo.

Si nous ignorons cet axe Iran/Al-Qaïda, c’est à nos risques et périls. Nous devons le reconnaître. Nous devons l’affronter. Nous devons le vaincre», a martelé Mike Pompeo.

AFP

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a accusé mardi l’Iran d’être la «nouvelle base» du réseau jihadiste Al-Qaïda, «pire» que l’Afghanistan au moment des attentats du 11 septembre 2001.

Dans un discours à Washington huit jours avant la fin du mandat du président Donald Trump, il a également confirmé pour la première fois officiellement la mort en août dans les rues de Téhéran du numéro deux d’Al-Qaïda Abdullah Ahmed Abdullah, alias Abou Mohammed al-Masri. Le New York Times avait rapporté en novembre qu’il avait été abattu par des agents israéliens lors d’une mission secrète commanditée par les Etats-Unis.

Le secrétaire d’Etat n’a pas évoqué les circonstances du décès ni confirmé l’implication israélienne et américaine. Mais il a utilisé cet événement récent pour appuyer ses accusations de liens entre l’Iran chiite et la nébuleuse islamiste sunnite fondée par Oussama ben Laden, souvent contestées ou minimisées par plusieurs spécialistes. «Al-Qaïda a une nouvelle base: c’est la République islamique d’Iran», a-t-il martelé devant le National Press Club.

«Le résultat, c’est que la création diabolique de Ben Laden est en passe de se renforcer et d’accroître ses moyens d’action. Si nous ignorons cet axe Iran/Al-Qaïda, c’est à nos risques et périls. Nous devons le reconnaître. Nous devons l’affronter. Nous devons le vaincre», a-t-il martelé.

«Respecter» les règles iraniennes

Selon Mike Pompeo, fer de lance de la politique de «pression maximale» contre Téhéran depuis que Donald Trump a sorti les Etats-Unis en 2018 de l’accord international censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, c’est justement en 2015, parallèlement à la négociation de ce texte, que l’alliance s’est réellement forgée.

À ce moment-là, a-t-il dit en assurant dévoiler «des informations nouvelles pour le public», «l’Iran a décidé de permettre à Al-Qaïda d’installer un nouveau quartier général opérationnel», à condition de «respecter» les règles iraniennes.

Le ministre des Affaires étrangères a également annoncé des sanctions contre des chefs du réseau jihadiste «basés en Iran», à savoir Muhammad Abbatay, alias Abderahman al-Maghrebi, et Sultan Youssef Hassan al-Arif. Ainsi qu’une récompense pouvant atteindre sept millions de dollars pour localiser ou identifier Al-Maghrebi.

(AFP)

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