Viol d'Emmen (LU): Milliers de téléphones portables examinés

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Viol d'Emmen (LU)Milliers de téléphones portables examinés

La justice se penche sur des milliers de données récoltées par les antennes proches du lieu où a été agressée une jeune femme de 26 ans.

Une femme a été violée le 21 juillet 2015, restant depuis lors tétraplégique.

Une femme a été violée le 21 juillet 2015, restant depuis lors tétraplégique.

Keystone

Le Ministère public lucernois examine des milliers de téléphones portables dans le cadre de l'enquête sur le viol d'Emmen (LU), qui a laissé une femme de 26 ans tétraplégique. Le violeur court toujours.

Le Ministère public a exigé de pouvoir examiner les données de tous les téléphones portables qui se trouvaient près de l'antenne la plus proche du lieu du viol au moment de l'agression. L'information diffusée par la télévision régionale Tele 1 a été confirmée à l'ats par le porte-parole du Ministère public.

Des milliers de numéros

La liste compte plusieurs milliers de numéros de téléphone. L'antenne en question se trouve près d'une autoroute. Les enquêteurs doivent maintenant contrôler les numéros et les propriétaires. En cas de besoin, ils pourront mener des interrogatoires, vérifier des alibis ou encore effectuer un test ADN.

Plusieurs numéros correspondent à des entreprises. Dans ce cas, le Ministère public a déjà écrit à ces entreprises pour exiger le nom de l'utilisateur du téléphone.

Le viol d'Emmen remonte au 21 juillet dernier. Tard dans la soirée, la victime faisait route à vélo sur un chemin à proximité d'un bois. Un inconnu l'a arrachée de sa bicyclette, la blessant grièvement, puis l'a violée. La malheureuse est paralysée depuis les faits. Elle n'a pu être interrogée qu'en octobre.

ADN sur les habits de la victime

Les enquêteurs ont retrouvé sur les habits de la victime de l'ADN qui pourrait être celui du violeur. Selon la description vague qu'en fait la victime, son agresseur est un fumeur de 19 à 25 ans avec des cheveux foncés.

Après le viol, le Ministère public a ordonné des tests d'ADN à grande échelle. Selon les autorités, 371 hommes ont été convoqués pour un test parce qu'ils présentent des ressemblances avec le signalement du suspect et ont un lien avec le lieu du viol.

(ats)

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