19.11.2020 à 17:01

FranceMini-amende pour le Suisse qui s’est posé sur le Mont-Blanc

L’affaire avait fait grand bruit en 2019 lorsque l’appareil de l’Aéroclub de Genève avait fait un atterrissage très décrié à 4450 mètres d’altitude. La montagne a, comme attendu, accouché d’une souris: 38 euros d’amende pour le pilote.

par
Lematin.ch
Le pilote prétend qu’il n’avait pu stationner ailleurs en raison de la présence de cordées.

Le pilote prétend qu’il n’avait pu stationner ailleurs en raison de la présence de cordées.

Facebook/Laurent Leemans

Le 18 juin 2019, un avion de l’Aéroclub de Genève se posait à 4450 mètres d’altitude, sur la face est du Mont-Blanc. À son bord, deux occupants suisses suspectés d’entreprendre une ascension mais qui seraient redescendus à l’arrivée du Peloton de gendarmerie de haute montagne qui les avait repérés alors qu’il effectuait un vol de surveillance.

L’histoire avait fait beaucoup de bruit, comme le racontait LeMatin.ch et le maire de Chamonix avait notamment porté plainte contre le pilote. L’Aéroclub de Genève avait assuré de son côté que son aéronef s’était légalement posé dans la zone autorisée du Dôme du Goûter, et ce à des fins de «formation et d’entraînement».

Une loi plus sévère

Cette histoire avait même poussé un sénateur à proposer une loi pour mettre «fin à l’impunité des pilotes se posant sur le Mont-Blanc». Car la seule sanction que risquait le pilote suisse était une amende de 38 euros (41 francs) pour infraction à deux arrêtés préfectoraux. Le Sénat français a adopté cette loi en novembre 2019 et les contrevenants risquent désormais un an de prison et 150 000 euros d’amende (162 000 francs) pour tout atterrissage sauvage.

Mais ça, c’est pour ceux qui se seraient posés après cette date. Le pilote suisse, lui, l’avait fait avant et il répondait de ses actes ce jeudi 19 novembre devant tribunal de Bonneville, rapporte «Le Dauphiné Libéré». Ce professionnel chevronné a «expliqué qu’il s’agissait bien d’un vol école et selon lui, dans une zone répertoriée et autorisée par l’aviation civile française. Et qu’en raison de la présence de cordées, il n’avait pu se stationner au point de référence prévu et avait donc atterri à 1,6 km, de l’autre côté». Quoi qu’il en soit le pilote a reçu l’amende que l’on prévoyait, à savoir 38 euros.

Il devait également répondre du chef d’accusation d’avoir conduit un appareil non conforme aux règles de sécurité, ne disposant pas de bouteilles d’oxygène à bord… Pour ceci, il a été «relaxé en raison du flou juridique».

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27 commentaires
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Konoyaro

20.11.2020 à 22:08

Superbe atterrissage, j'admire !

joezbinden

20.11.2020 à 07:35

je n'ose même pas imaginer comment la police suisse se serait faite plaisir si c'était arrivé en Suisse..

Prout

19.11.2020 à 20:12

De quoi clouer le bec des frustrés de la vie!