19.09.2015 à 18:28

VoileMini Transat - Départ serein, sous le soleil exactement (COMPTE RENDU)

Douarnenez (France), 19 sept 2015 (AFP) - Sous le soleil, les skippers de la Mini Transat ont pris samedi le départ à Douarnenez (ouest de la France) d'une régate océanique en solo de quelque 4020 milles (environ 7445 km) vers la Guadeloupe, où les premiers sont attendus à la mi-novembre.

A 15h30 pile, 71 solitaires se sont élancés dans une brise de 8-10 noeuds de noroît, à quelques mètres de la digue du port du Rosmeur (Douarnenez) et devant plusieurs centaines de spectateurs.

Le Français Ian Lipinski a passé la ligne le premier, suivi de ses compatriotes Hervé Aubry et Quentin Vlamynck. A la première bouée, l'un des grands favoris de cette 20e édition, Davy Beaudart, était en tête devant un autre Français, Frédéric Denis.

Le skipper espagnol Nacho Postigo a talonné lors de son remorquage vers la zone de départ. Le voile de quille de son bateau, un Argo 6,50 de série, a été cisaillé sur plusieurs centimètres et devra être changé.

La flotte va maintenant mettre le cap sur les Canaries, première étape de cette course disputée sur des petits bolides de 6,50 m, les plus petits voiliers de course au large existants.

Les premiers devraient arriver aux Canaries le 26 octobre, après quelque 1250 milles de mer. Le départ de la seconde manche (2770 milles) sera donné le 31 octobre, avec une arrivée à Pointe-à-Pitre le 14 novembre pour les plus véloces.

Les prévisions météorologiques promettent un menu complet: de la pétole (calmes), des choix de route stratégiques, du vent de travers et un final au vent arrière qui devrait propulser les petits voiliers à vitesse soutenue vers Lanzarote (Canaries).

La flotte de cette Mini Transat-îles de Guadeloupe se répartit entre prototypes (26) et bateaux de série (46). 32 coureurs étrangers ont pris le départ.

Moins connue que la Route du Rhum, à mi-chemin entre sport et aventure, la Mini a consacré quelques-uns des plus grands noms de la voile française et étrangère: Yves Parlier, Michel Desjoyeaux, Thomas Coville, Isabelle Autissier, le Suisse Yvan Bourgnon et la Britannique Ellen MacArthur. Entre autres.

Cette course unique au monde, née en 1977, reste une référence, presque un passage obligé pour tout coureur hauturier désireux d'attaquer la classe Figaro ou les luges océaniques du Vendée Globe.

Mini bateaux mais maxi marins... Car traverser l'Atlantique en course sur des voiliers de cette taille demande courage et sens marin. Les concurrents naviguent sans routage, avec seulement une VHF pour communiquer et un GPS (sans traceur) pour se positionner sur des cartes papier.

Et au moment où la course au large bascule peu à peu dans une monotypie soporifique et dans le gigantisme, la Mini reste une boîte à idées fantastique, la mère de toutes les audaces architecturales.

C'est en effet sur les Minis, véritables bateaux laboratoires, que sont apparus en premier mâts en carbone, quilles pendulaires, dérives asymétriques, ballasts et étraves rondes (pour plus de puissance au portant) désormais banalisés.

En 2013, la course -qui a lieu tous les deux ans- avait été remportée par les Français Benoît Marie (prototypes) et Aymeric Belloir (série).

heg/mca

(AFP)

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