Actualisé 06.07.2020 à 06:24

FranceMiraculée du coronavirus: elle avait 1% de chance de survivre

L’état d’une septuagénaire était jugé si désespéré qu’une date avait été arrêtée pour la «débrancher». Elle est pourtant de retour chez elle.

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lematin.ch
Après deux semaines de coma puis près de trois mois de rééducation, une Française «miraculée» a pu rentrer chez elle. (Image d'illustration)

Après deux semaines de coma puis près de trois mois de rééducation, une Française «miraculée» a pu rentrer chez elle. (Image d'illustration)

Keystone

«Accueil triomphal et émouvant pour le retour d’une miraculée», écrit «L’Est Républicain». Samedi à 14 h 30, une bonne quarantaine d’habitants de Méziré (Territoire de Belfort) se sont en effet réunis pour fêter le retour réellement inespéré de Marie Gangloff.

La septuagénaire ressent les premiers symptômes d’une infection au coronavirus le 16 mars. «Elle avait de la fièvre, des douleurs musculaires, ne tenait plus debout. Mais le Samu l’a ramenée de l’hôpital en disant qu’il s’agissait d’une bonne grippe», raconte sa fille Delphine Jacquot dans le quotidien français.

«Poumons étaient pris à 100%»

Mais trois jours plus tard son état s’aggrave. Elle est transférée à l'Hôpital Nord Franche-Comté, à Trévenans, et immédiatement plongée dans un coma artificiel. «Son état était très inquiétant, l’un des cas les plus graves. Les deux poumons étaient pris à 100%. Les médecins nous ont dit d’emblée qu’il y avait 1% de chance qu’elle s’en sorte», explique Gilles, son fils, dans «L’Est Rébublicain»

Il y a si peu d’espoir que les médecins fixent une date d’arrêt des tentatives de soins: «Ils lui laissaient jusqu’au 31 mars avant de la débrancher.»

«Quelques jours de sursis»

Le 30, le téléphone du fils de Marie Gangloff sonne. Il pense qu’on va alors lui confirmer la triste décision. Mais non: pour la première fois, les taux d’oxygène dans les poumons de sa maman sont un peu remontés. Les médecins annoncent qu’ils ont «décidé de lui donner quelques jours de sursis». Et le lendemain, jour de sa mort programmée, la Française sort du coma.

La suite a été un long chemin du combattant. La septuagénaire était d'abord trop faible pour parler. Puis elle a dû passer par près de trois mois de rééducation dans un centre spécialisé, travaillant à se remettre sur pied avec des kinés, ostéopathes ou psychologues.

Puis samedi, enfin, le retour chez elle. «Elle revient de très loin», commente le quotidien. «Quasiment d’outre-tombe.»

R.M.

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