04.12.2017 à 10:15

Monnaie virtuelleMise en garde de la FINMA contre les fraudeurs

L'Autorité de surveillance des marchés financiers va faire la guerre aux faux projets de cryptomonnaie.

Mark Branson, directeur de la FINMA, a donné une interview au Temps.

Mark Branson, directeur de la FINMA, a donné une interview au Temps.

Keystone

La FINMA veut stopper les fraudeurs actifs dans les levées de fonds en cryptomonnaies, dont fait partie le bitcoin. L'Autorité de surveillance des marchés financiers a déjà bloqué un projet, explique son directeur.

«Nous mobilisons nos ressources existantes davantage vers ces activités virtuelles, qui font l'objet d'un fort engouement», a déclaré Mark Branson, directeur de la FINMA, dans une interview au Temps parue lundi. «Notre travail consiste à distinguer l'innovation qui mérite d'avoir la chance de réussir de celle qui est frauduleuse».

«Nous avons fermé un projet de cryptomonnaie qui ne reposait sur rien et sommes en train d'en examiner d'autres. Ceux qui cherchent à gagner rapidement de l'argent de manière illégale seront stoppés. Les investisseurs doivent aussi être très prudents», ajoute Mark Branson.

Licence

Tous les acteurs actifs dans les monnaies virtuelles n'auront pas besoin d'une licence de la FINMA. Certains devront toutefois «être surveillés au titre de la prévention du blanchiment, d'autres entreront dans le champ de la loi sur les fonds de placement ou sur les banques ou sur les valeurs mobilières», précise le directeur.

Selon lui, il «est trop tôt pour dire» quelle proportion de levées de fonds en cryptomonnaies pose problème. La Suisse s'est positionnée en tant que hub (centre) des activités basées sur la blockchain. Le bitcoin a été créé à partir de cette technologie de stockage et de transmission d'informations sécurisées, fonctionnant sans organe central de contrôle.

Procédures contre des personnes

Concernant l'enquête de la FINMA sur l'ex-patron de Raiffeisen, Pierin Vincenz, Mark Branson ne tient pas à faire de commentaires sur le contenu des procédures en cours. Il «a rappelé qu'il ne s'agit pas de faire» un exemple, mais que plus le problème est important et sérieux, plus la FINMA «a besoin de communiquer».

De plus, le directeur a rappelé que l'organe mène dorénavant «davantage de procédures contre les individus depuis quelques années». En 2016, la FINMA a conclu à peu près autant de procédures contre des individus que contre des institutions, soit 41, contre 44.

(ats)

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