22.01.2012 à 23:08

LibyeMise en garde du chef du Conseil de transition libyen

Une démission du Conseil national de transition entraînerait la guerre civile en Libye, a averti dimanche son chef Moustapha Abdeljalil qui doit faire face à une montée des protestations.

Le chef du Conseil national de transition Moustapha Abdeljalil.

Le chef du Conseil national de transition Moustapha Abdeljalil.

Keystone

Le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a averti dimanche qu’une démission du Conseil conduirait à une guerre civile, après la montée des protestations contre les nouvelles autorités libyennes.

"Nous ne démissionnerons pas car elle (la démission) mènerait à une guerre civile", a déclaré Moustapha Abdeljalil dans une interview à la télévision libyenne Libya Al-Hurra (Libye libre).

"Il y a des mains cachées qui poussent les manifestants (...). Qui pousse à ces sit-in? Qui a poussé les manifestants à envahir le siège du Conseil avec cette sauvagerie?", a-t-il demandé, sans donner plus de précisions.

Moustapha Abdeljalil a défendu le CNT face aux accusations de manque de transparence et d’ingérence dans les décisions du gouvernement de transition.

"Le CNT se réunit quatre jours par semaine pendant de longues heures, mais il n’y a pas de couverture médiatique", a-t-il déclaré, en ajoutant que le Conseil ne se mêlait pas des affaires de l’exécutif.

Le chef du CNT a en outre rendu hommage à son vice-président, contraint à la démission dimanche.

Un «opportuniste»

"D’abord il faut louer le rôle essentiel qu’a joué Abdelhafidh Ghoga. Il a choisi la patrie avant sa personne", a dit Moustapha Abdeljalil, en affirmant que Abdelhafidh Ghoga avait soutenu la révolution pendant que d’autres "étaient en Egypte ou ailleurs, cachés".

Abdelhafidh Ghoga est accusé par les manifestants d’être un "opportuniste" et d’avoir fait partie du régime de Mouammar Kadhafi. Agressé jeudi à Benghazi (est) par des manifestants en colère, il a démissionné dimanche "dans l’intérêt de la Libye", a-t-il dit.

Moustapha Abdeljalil s’est malgré tout dit "optimiste" sur l’avenir de son pays. "Je suis optimiste. La Libye verra une prospérité comme elle n’en a pas vu par le passé. Mais nous avons besoin d’aide et de soutien" de la part du peuple.

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