Nucléaire: Mise en œuvre imminente de l'accord avec l'Iran

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NucléaireMise en œuvre imminente de l'accord avec l'Iran

John Kerry a indiqué que Mohammad Javad Zarif avait exprimé «l'intention» de Téhéran de «boucler ses obligations pour le jour de la mise en œuvre aussi rapidement que possible».

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue Mohammad Javad Zarif, ministre des affaires étrangères iranien.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue Mohammad Javad Zarif, ministre des affaires étrangères iranien.

ARCHIVES, Keystone

L'accord sur le programme nucléaire iranien devrait commencer à être mis en œuvre «dans quelques jours», a affirmé jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Le début du processus déclencherait l'allègement des sanctions américaines contre Téhéran.

Dans un tour d'horizon devant la presse des percées diplomatiques réalisées par les Etats-Unis en 2015, John Kerry a particulièrement vanté l'accord scellé le 14 juillet dernier à Vienne entre les grandes puissances et l'Iran, un texte «dont on est à (quelques) jours de la mise en œuvre, si tout se déroule bien», a-t-il dit.

Le chef de la diplomatie américaine, qui ne s'était pas exprimé depuis trois semaines, a précisé qu'il avait une nouvelle fois parlé au téléphone jeudi avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. Les deux hommes sont les principaux artisans de l'accord sur le programme nucléaire iranien qui doit garantir que la République islamique chiite ne se dote pas de la bombe atomique, en échange d'une levée progressive et contrôlée des sanctions internationales.

«Nous nous sommes engagés à faire en sorte d'être prêts à agir ce jour-là et, sans entrer dans les détails, cela pourrait survenir plus tôt» que prévu, a déclaré le secrétaire d'Etat.

Transfert d'uranium salué

John Kerry a encore salué le fait que l'Iran a transféré le 28 décembre une importante cargaison d'uranium faiblement enrichi vers la Russie, étape cruciale de l'accord de Vienne. A l'époque, le département d'Etat américain avait précisé que cette cargaison convoyée par bateau contenait différents types d'uranium faiblement enrichi, en particulier à 5 et 20%, des déchets métalliques et des plaques de combustible inachevées.

En vertu de l'accord de Vienne, l'Iran s'est engagé à ne pas détenir plus de 300 kg de ce matériau lors de l'entrée en vigueur de l'accord. Ainsi, Téhéran ne dispose plus d'assez de combustible à enrichir aux niveaux nécessaires pour construire une arme nucléaire, ce qui allonge de ce fait à plus d'un an le «breakout time» (temps nécessaire pour produire suffisamment de matière fissile pour la fabrication d'une bombe atomique).

D'après John Kerry, le transfert opéré le 28 décembre a déjà triplé cette période. «Dans les prochains jours, nous remplirons notre objectif d'être à plus d'un an du 'breakout time'», a-t-il martelé.

(ats)

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