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Présidentielle américaineMitt Romney sur le point de gagner en Floride

Une victoire pour le candidat républicain dans cet Etat-clé face au conservateur Newt Gingrich lui donnera un avantage décisif dans la course à l'investiture du parti républicain.

Mitt Romney a le sourire, il est donné gagnant à l'élection primaire en Floride.

Mitt Romney a le sourire, il est donné gagnant à l'élection primaire en Floride.

AFP

Le candidat républicain Mitt Romney était donné mardi largement gagnant de l'élection primaire en Floride.

La Floride est le quatrième Etat à désigner son candidat républicain et les sondages y donnaient Mitt Romney, homme d'affaires richissime et ancien gouverneur du Massachusetts, largement vainqueur. Son avance varie de 11 à 20 points sur l'ex- président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, un conservateur se présentant comme l'héritier de Ronald Reagan.

Lors d'une rencontre avec des bénévoles, Mitt Romney, col de polo ouvert, n'a pas caché son optimisme, espérant «se concentrer plus sur le président Obama car ce qui est essentiel c'est de reprendre la Maison-Blanche». «Bien réussir en Floride est une bonne indication de vos espoirs au niveau national», a-t-il ajouté.

Steve Avila, 22 ans, stagiaire dans un institut financier, a voté pour lui. «C'est le plus positif des candidats», a-t-il expliqué à l'AFP. «En tant qu'homme d'affaires, il a exactement l'expérience dont nous avons besoin».

Pas prêt d'abandonner

Mardi, Newt Gingrich, défendu par l'ultra-conservatrice Sarah Palin et soutenu par l'ancien candidat Herman Cain, a répété qu'il serait dans la course «pour longtemps». «Il est clair que les conservateurs auront, unis, plus de voix que Romney et la question est de savoir si nous pouvons les rassembler derrière un (candidat) conservateur pour le dépasser», a-t-il lancé en visitant un bureau de vote d'Orlando.

Newt Gingrich, qui accuse Mitt Romney d'être un «homme de gauche», avait démarré avec un avantage dans les sondages après sa victoire confortable en Caroline du Sud le 21 janvier. Il a vu cette avance s'évaporer au fil des jours, payant le prix de deux débats télévisés qui ont tourné à son désavantage, face à un Mitt Romney qui a changé de stratégie pour devenir plus agressif.

Le camp Romney a inondé les radios et télévisions de publicités électorales extrêmement négatives envers Newt Gingrich, y dépensant plus de 15 millions de dollars, selon la presse américaine. Soit cinq fois plus que ce qu'a dépensé le camp Gingrich, tout aussi agressif mais disposant de moins d'argent. L'argent, un problème La Floride, quatrième Etat du pays par la population, où plus de 4 millions de républicains étaient appelés à voter, est indispensable à tout républicain qui aspire à la Maison Blanche. Une victoire propulserait Mitt Romney en tête.

Si Mitt Romney, qui a les faveurs de l'appareil républicain, l'emporte avec plus de 10 points d'avance comme le prévoient les sondages, la situation de Newt Gingrich deviendrait très difficile, selon Susan MacManus, professeur à l'université de Floride du Sud.

«Cela enverra clairement le message que les gens trouvent Mitt Romney plus à même d'être élu» face à Barack Obama, a-t-elle expliqué.

«Il sera très difficile à Newt Gingrich de dire qu'il est le seul à pouvoir battre Barack Obama et il aura beaucoup de mal à trouver des gens pour investir dans sa campagne (...). L'argent risque de devenir un problème».

Anti-élites

Newt Gingrich, qui se présente comme le candidat anti-élites, entend pourtant rester dans la course jusqu'à la convention du parti républicain qui désignera formellement fin août l'adversaire de Barack Obama sur base du résultat des primaires. Il espère pouvoir d'ici là ranimer la flamme des groupes ultra-conservateurs du «tea party» et incite Rick Santorum, candidat chrétien conservateur, à se désister en sa faveur.

Mais Rick Santorum a répondu mardi qu'on «ne doit pas dire aux autres de quitter la course pour dégager le terrain». Un quatrième candidat est en lice, le libertarien Ron Paul, mais comme Rick Santorum il n'a pas vraiment fait campagne en Floride et les deux hommes sont loin derrière dans les sondages.

(AFP)

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