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footMondial-2014 - Angleterre: Rooney attend toujours son heure...et un but (MAGAZINE)

Londres, 22 mai 2014 (AFP) - A 28 ans, la star incontestée de l'Angleterre et de Manchester United Wayne Rooney va disputer au Brésil son 3e Mondial et veut enfin briller, après avoir déçu lors des deux éditions précédentes où il n'a inscrit aucun but.

"Rooney ne joue bien qu'à Manchester", l'avait même piqué en 2012 son ancien sélectionneur Fabio Capello. Etonnant paradoxe que celui de cette vedette internationale devenue le 5e meilleur buteur de l'Angleterre et le 3e meilleur buteur des Red Devils en atteignant puis dépassant les 212 buts inscrits. Avec les Trois Lions "Wazza", qui a frappé à 38 reprises en 89 capes depuis 2003 et le plus jeune buteur de l'Angleterre à 17 ans et 317 jours (septembre 2003 contre la Macédoine), n'est qu'à deux unités de Michael Owen. Bizarrement, son CV mentionne cinq buts en six matches à l'Euro, mais zéro en huit rencontres de Coupe du monde. Son premier tournoi, l'Euro-2004, a en effet été jusque-là le plus abouti avec quatre buts en autant de matches. Car son histoire personnelle avec sa sélection fait aussi état de rendez-vous manqués au printemps. Suspendu lors des deux premiers matches de l'Euro-2012, Rooney s'est aussi blessé avant la préparation de ses deux Mondiaux. En 2006 c'était le métatarse et en 2010 c'était la malléole, autant que l'ennui de Rustenburg, camp des Anglais en Afrique du sud. "Les deux fois, j'ai commencé le tournoi en cherchant ma forme et ce n'est jamais simple, a-t-il expliqué dernièrement. Là, je me sens vraiment en forme. Je me suis préparé autant que possible pour ce tournoi. Je serai prêt". "Wayne a tellement envie de rouler sur quatre cylindres qu'il a décidé d'emmener son préparateur physique en vacances, a témoigné l'actuel sélectionneur Roy Hodgson. Les qualités, il les a déjà et son attitude, son envie ne pourraient pas être meilleures. Maintenant, le tout c'est de le montrer le jour J". Comme MU, il n'a pourtant pas livré la meilleure saison de sa carrière mais, bon an mal an, il l'a finie avec 21 buts et 17 passes décisives en 46 matches. Souvent efficace en éliminatoires, il n'a pourtant frappé que deux fois en six matches avec l'Angleterre depuis août contre sept buts en sept matches un an plus tôt. Il s'agit de son pire total depuis la saison 2010-2011. La faute aussi à une saison riche en évènements extra-sportifs. Il y a d'abord eu ces rumeurs de départ estival et une offre de Chelsea après l'arrivée à MU de David Moyes, avec lequel il était resté sur une incompréhension en 2004 lorsqu'il avait quitté Everton. En février, la prolongation de son contrat jusqu'en 2019 avec 360.000 euros par semaine à la clé a aussi pu le perturber. Enfin, au printemps, des douleurs à l'aine l'ont empêché de disputer les trois derniers matches de la saison. "Les deux derniers Mondiaux on lui a juste mis trop de pression en pensant que s'il était en forme, on allait gagner, l'a encouragé son ex-coéquipier Peter Crouch. C'était ridicule. Cette année, on n'en a pas trop parlé avant. Je continue de penser que s'il parvient à apprécier et profiter, c'est une bonne chose pour tout le monde". "Peut-être une fois ou deux dans le passé, j'ai pu dire sans crainte de la contradiction qu'il n'avait pas encore explosé autant que sur la scène nationale où nous savons tous que c'est un joueur incroyable, a poursuivi Hodgson. Il a une autre occasion au Brésil de montrer qu'il n'est pas seulement une star de notre championnat mais aussi au niveau mondial". "Il est en pleine force de l'âge. C'est un joueur bourré de talent, un leader d'équipe capable de jouer à de nombreux postes. Le message que je veux lui adresser c'est: Wayne, c'est ta chance! ", a encore lancé le sélectionneur, plein de prières à l'attention de son atout-maître. cd/pgf/jde

(AFP)

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