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footMondial-2014 - Avec Neuer, l'Allemagne en demi-finale, sans trembler (COMPTE RENDU)

Rio de Janeiro, 4 juil 2014 (AFP) - L'Allemagne, qui a ouvert le score rapidement contre la France, a validé vendredi son billet pour les demi-finales du Mondial-2014 (1-0), sans trembler, grâce à l'assurance de son gardien Neuer.

La logique a été respectée. La Mannschaft pesait trop lourd pour une équipe de France en plein renouveau. Triple championne du monde, demi-finaliste de toutes les phases finales depuis 2006 (Mondial et Euro), présente en quarts de finale pour la 17e fois en 18 participations, l'Allemagne a fait valoir organisation et expérience. Les hommes de Joachim Löw ont pris leurs repères au Maracana pour y tenter d'y revenir en finale le 13 juillet. Müller et sa bande attendront le résultat de Brésil-Colombie vendredi soir pour connaître leur adversaire en demie. Un Brésil-Allemagne constituerait la revanche de la finale du Mondial-2002 gagnée par la Seleçao et fait déjà rêver. Quatre ans après le naufrage de Knysna, les Bleus ont réalisé un bon Mondial au Brésil. Mais ils se sont heurtés à un mur en quarts de finale. Les joueurs de Didier Deschamps ont sans doute emmagasiné une expérience du très haut niveau qui leur sera utile à l'Euro-2016 en France. Ils pourront se souvenir de l'entame de la première période, où Kroos et Hummels ont symbolisé une Allemagne qui a mangé l'entrejeu français. Comme par hasard, on trouve ces deux joueurs impliqués sur le but. C'est un coup franc tiré par Kroos, bien repris de l'arrière du crâne par Hummels qui prend le meilleur sur son garde du corps Varane (1-0; 13e). Les hommes de Schweinsteiger ont ensuite contrôlé. Et quand les Bleus ont fini plus fort la première période, grâce à de bonnes combinaisons Valbuena-Matuidi, ou ont brillé par séquences dans la seconde, Hummels et Neuer ont annihilé leurs actions. Le gardien du Bayern Munich fut impérial face à une dernière tentative de Benzema (90 4). Neuer avait auparavant écoeuré Matuidi (72e) et Varane sur une tête (60e). Et quand ce ne fut pas le portier, c'est Hummels qui vint se jeter dans les pieds de Benzema (75e). Bizarrement, le milieu de terrain français Cabaye-Pogba-Matuidi a longtemps été absent des débats. Ainsi, les premières occasions dangereuses des Bleus se sont déroulées sans eux. Comme quand, à la suite d'un bon travail de Valbuena, la reprise de Benzema passait juste à côté des buts de Neuer (8e). Valbuena a vu ensuite son tir repoussé par Neuer, déjà, Benzema reprenant cette balle qui finira en corner (34e). Ce n'est qu'à la fin de la première période que le milieu de terrain français a commencé à ratisser des ballons. Pogba, se montrant enfin, transmit à Benzema qui trouva --encore-- Neuer (42e). Au petit jeu de la tactique, Joachim Löw a joué plus gros que Didier Deschamps. Le coach français a seulement titularisé Griezmann, jeune joueur de la Real Sociedad (23 ans) aux dépens de Giroud, dont l'association avec Benzema n'avait pas été productive en 8e de finale face au Nigeria (2-0). Löw avait lui chamboulé sa défense et titularisé le vétéran Klose en attaque. Il a gagné sur toute la ligne. Le match ne fut pas sulfureux. La presse avait beaucoup parlé de rivalité franco-allemande sur les terrains de foot après les demi-finales du Mondial-1982 et du Mondial-1986, perdues par les Bleus. Mais les générations ont passé et les 22 acteurs sur le terrain n'avaient pas ces pages d'histoire en tête. Il y a bien eu un tampon de Schweinsteiger sur Valbuena (62e) mais cela n'avait rien à voir avec l'attentat de Schumacher sur Battiston il y a 32 ans à Séville. Sauf que c'est toujours l'Allemagne qui gagne à la fin. pgr/jta

(AFP)

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