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FootballMondial-2014/Barrage retour - Algérie-Burkina Faso sous tension (PRESENTATION)

ALGER, 18 nov 2013 (AFP) - Attention, haute tension: 5.000 policiers surveilleront Algérie-Burkina Faso, barrage retour du Mondial-2014 mardi à Blida, dans une ambiance chauffée à blanc après le match aller remporté 3 à 2 par les Burkinabès et entaché d'erreurs d'arbitrage aux yeux des Algériens.

"Au retour, on les bouffera", avait promis le quotidien sportif algérien Le Buteur au lendemain de la victoire du Burkina Faso, marquée par les deux penalties accordés aux Etalons par l'arbitre. Face à une tension de plus en plus perceptible, la Fédération burkinabè de football (FBF) a envisagé le match retour à Blida sans supporteurs pour ensuite se raviser. Finalement ils ne seront qu'une cinquantaine à effectuer le déplacement. Selon le président de la FBF Sita Sangaré, il s'agit de "se prémunir et ne pas exposer nos supporteurs face au climat délétère" qui pourrait être réservé à la délégation burkinabè. "Nous savons déjà quelle sera l'atmosphère et ce n'est pas la première fois que nous vivrons une telle situation (...) Les joueurs savent ce qu'est la pression et ils l'avaient surmontée pendant les matches de poule à Niamey contre le Niger et à Pointe-Noire face aux Diables Rouges du Congo", assure le ministre burkinabè des sports Yacouba Ouédraogo. La fièvre monte effectivement en Algérie. Les Fennecs doivent impérativement l'emporter pour décrocher leur billet pour le Mondial et s'assurer ainsi une 4e participation à une Coupe du monde après celles de 2010, 1986 et 1982. Un ticket pour le Brésil en 2014 serait une première historique du côté des Etalons du Burkina. Blida (50 km au sud d'Alger) est assiégée depuis plusieurs jours par des supporteurs des Verts entonnant leur célèbre cri de ralliement "one, two, three, viva l'Algérie !". Bravant la pluie et le froid auxquels est confronté le nord du pays depuis près d'une semaine, des supporteurs des Fennecs, enveloppés dans des drapeaux aux couleurs de l'Algérie, ont pris d'assaut dès samedi les guichets du stade pour tenter d'obtenir des billets (40.000 places environ dans le stade). Plus de 50 personnes ont d'ailleurs été blessées samedi à Blida dans des bousculades lors d'une vente des billets qui a vite tourné à l'émeute entre des supporteurs mécontents de ne pas avoir acquis des tickets, et la police qui tentait de les disperser, selon les journaux locaux. Lors des échauffourées entre supporteurs de l'équipe d'Algérie, certains ont été touchés à l'arme blanche, et d'autres atteints par des jets de pierres. C'est un stade fétiche pour les Algériens -- le Mustapha Tchaker , où ils ont joué 19 fois depuis 2009 sans jamais être défaits --, qui accueille cette rencontre sous haute surveillance. Du côté de l'encadrement des Fennecs, la frustration du match aller n'est pas retombée. "La défaite de Ouagadougou m'est restée en travers de la gorge. C'est surtout l'injustice dont a été victime mon équipe de la part de l'arbitre de la rencontre qui m'a rendu fou furieux", s'est emporté le sélectionneur de l'Algérie Vahid Halilhodzic vendredi lors d'une conférence de presse. Le président de la Fédération algérienne de football Mohamed Raouraoua a de son côté appelé les supporteurs nationaux au "fair play" et à "respecter l'exécution" de l'hymne national burkinabé. Sera-t-il entendu ? "Ca sera chaud, mais tout compte fait, nous allons faire notre job", commente Charles Kaboré, capitaine des Etalons. "On est bien conscient que ce ne sera pas facile. C'est normal, dans le football moderne et professionnel, rien n'est facile. On a vécu des matches peut-être plus difficiles que celui-là. Il ne faut donc pas se mettre la pression inutilement", ajoute-t-il. L'entraîneur des Etalons Paul Put n'a pas voulu en rajouter, restant sur un plan strictement football: "Ce sera difficile pour les deux équipes. La victoire sourira à la sélection la mieux préparée sur le plan mental". abh-str-jlf/chc

(AFP)

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