Publié

footMondial-2014/Croatie: Niko Kovac, une icône vient mettre de l'ordre (MAGAZINE)

Par Dean Bauer ZAGREB, 14 nov 2013 (AFP) - Icône du football croate, Niko Kovac a pris les rênes de la sélection nationale après l'échec dans les qualifications directes au Mondial-2014.

Mais pas de miracle pour les barrages face à l'Islande: son mot d'ordre, c'est la rigueur. Après le départ à la retraite début 2009 du joueur Kovac, 42 ans aujourd'hui, l'équipe croate a été cruellement privée de son pilier. Son retour, quatre ans plus tard, rassure déjà. "Le nouveau sélectionneur a des idées (...) Nous, les joueurs, devons faire le nécessaire dans nos têtes pour enfin jouer comme nous sommes capables de le faire, a déclaré récemment le milieu croate du Real Madrid, Luka Modric. Nous devons être cette Croatie que les gens ont l'habitude de voir". Car le maillot à damier rouge et blanc n'a pas brillé depuis longtemps sous la houlette d'Igor Stimac, lui aussi ancien international. Sur leurs quatre derniers matches des qualifications (GrA), les Croates ont fait match nul (1-1) contre la Serbie et se sont inclinés à trois reprises, deux fois contre l'Ecosse, et une fois contre la Belgique, directement qualifiée. Leur dernière victoire remonte à mars contre le Pays de Galles (2-1), sur fond de détérioration des relations entre les joueurs. Kovac a donc pris ses fonctions, le 16 octobre, à la tête d'une sélection en plein désarroi. Avec à peine un mois pour préparer le premier match des barrages, vendredi à Reykjavik, et imposer sa vision du jeu. "Ma Croatie ne sera sûrement pas sifflée", a-t-il assuré lors de l'annonce de son équipe pour ces deux matches, ajoutant que s'il n'était pas sûr d'aligner deux victoires, il avait demandé à ses joueurs de "mouiller le maillot" et d'être irréprochables sur l'engagement. Se gardant de critiquer son prédécesseur, Kovac, qui est né et a fait sa carrière en Allemagne, a néanmoins remarqué que l'équipe "manquait d'organisation et de planification" et que lui même avait été "élevé et éduqué" dans la culture de la rigueur. Bras droit sur le terrain et dans les vestiaires de Slaven Bilic, qui a entraîné les Croates de 2006 à 2012, il a promis que rien ne serait laissé à l'"improvisation", qui caractérise selon lui la nation croate. Début 2013, il avait commencé à entraîner la sélection des Espoirs. En quatre matches des qualifications à l'Euro-2015, il a enregistré quatre victoires. "Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un seul instant", a-t-il expliqué au début des préparatifs pour le match contre l'Islande. On ne doit pas sous-estimer qui que ce soit après nos derniers résultats. Des amis me disent que nous sommes les favoris, mais je pense qu'il n'y a pas de favoris dans cette rencontre". D'autant que celui que toute la Croatie voit déjà comme le sauveur doit composer avec un peu de cet imprévu qu'il déteste tant: l'attaquant Ivica Olic (Wolfsburg) et le défenseur Ivan Strinic (Dniepropetrovsk), blessés, sont incertains. str-rus/dla/gv

(AFP)

Ton opinion