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basketMondial-2014 dames - France-Canada et Espagne-République tchèque à l'affiche (PRESENTATION)

Par Ludovic LUPPINO Ankara, 29 sept 2014 (AFP) - La France opposée au Canada et l'Espagne à la République tchèque seront les affiches, mardi en Turquie, de la dernière journée du premier tour du Mondial-2014 de basket féminin, qui donnera un premier aperçu des quarts de finale.

Pour l'instant, seules deux équipes - les États-Unis, tenants du titre, et la Turquie, pays hôte - sont assurées d'accéder directement en quarts. Quatre autres nations peuvent encore y prétendre: l'Espagne, championne d'Europe, et la sélection tchèque, finaliste de l'édition 2010, dans le groupe A, l'Australie et le Bélarus dans la poule C. Le hasard a bien fait les choses: ces équipes se départageront lors de cette ultime journée de la phase de poules. Avec cette nouvelle formule de compétition, seul le premier de chaque groupe est directement qualifié pour les quarts de finale. Les deuxièmes et troisièmes disputent un match de barrage aux allures de huitième de finale. Ce sera le cas de la France, vice-championne olympique et d'Europe et du Canada, dominés tous deux par la Turquie dans le groupe B. Le duel qui les oppose mardi a toutefois encore son importance puisqu'il déterminera l'identité de leur futur adversaire. Le gagnant héritera d'une équipe à sa portée - le Japon ou le Brésil - en barrage mais verra les États-Unis, la meilleure équipe de la planète, se dresser sur sa route en quarts. Le perdant retrouvera une nation plus forte - l'Espagne ou la République tchèque - en huitième, avec ensuite un quart de finale très probable contre l'Australie, largement favorite contre le Bélarus. La tentation est grande d'éviter les étoiles américaines, huit fois championnes du monde et victorieuses des cinq dernières éditions des jeux Olympiques. Mais au vu de son niveau actuel, la France ne peut pas se permettre de "négliger un match", selon son sélectionneur Valérie Garnier. "L'équipe a besoin de s'affirmer dans son jeu, de gagner dans la difficulté. Et puis, je ne suis pas adepte de ce genre de calcul", souligne la technicienne. "Pour l'instant, on ne pense qu'à la France, pas à ce qui se passera après", assure aussi la Canadienne Lizanne Murphy. L'arrière, qui évolue dans un club français (Angers) comme quatre de ses partenaires, s'attend à un match très "défensif" et "physique" contre les "Bleues". Dans une rencontre à l'enjeu différent, la République tchèque tentera elle de prendre une revanche sur l'Espagne, qui l'avait dominée (75-58) en quart de finale de l'Euro-2013. Laia Palau, l'une des plus anciennes joueuses de la Roja, connaît bien la République tchèque, évoluant à Prague. "Je vais pouvoir donner quelques conseils à notre entraîneur, mais je ne pense pas qu'il y ait grand-chose de nouveau à dire, estime l'arrière de 35 ans. Ce sera très probablement un match difficile entre deux équipes qui ont l'habitude de se rencontrer." ll/jgu

(AFP)

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