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footMondial-2014/Espagne - Del Bosque: "Possible qu'il y ait des changements" (ENTRETIEN)

Curitiba (Brésil), 14 juin 2014 (AFP) - Vicente del Bosque, sélectionneur de l'Espagne, a laissé entendre samedi qu'il pourrait y avoir "des changements" dans son équipe après la déroute subie face aux Pays-Bas (5-1) vendredi au Mondial, même si le technicien a refusé de "stigmatiser" certains joueurs en particulier.

Q: Merci d'avoir accepté de venir vous expliquer devant la presse. R: "Aujourd'hui, je n'avais pas prévu de venir mais cette conférence de presse envoie un signal de normalité. Nous devons évacuer cette déception petit à petit, c'est une défaite qui n'est pas définitive. C'est une défaite partielle et il faut aller de l'avant." Q: Après avoir revu le match, comment analysez-vous la déroute de vendredi soir ? R: "Nous savions que leurs attaquants étaient une menace permanente mais nous n'avons pas réussi à les stopper. Je préfère être positif et me concentrer sur notre première période où tout se déroulait bien pour nous. Ensuite, nous nous sommes désorganisés. Nous avons été si désordonnés que nous avons été durement punis." Q: Comment expliquez-vous l'apparente résignation de vos joueurs après le deuxième but néerlandais ? R: "Nous avons pris la mauvaise habitude que les choses aillent toujours dans notre sens. Avant les matches, je préviens (les joueurs) qu'il peut se passer quelque chose qui modifie nos plans et que nous devons être préparés pour l'adversité. Mais ce n'est pas facile." Q: Que comptez-vous leur dire pour les remobiliser ? Faut-il les isoler du monde extérieur ? R: "Je crois que la normalité est ce qu'il y a de mieux. Il faut montrer de la modération dans la victoire comme dans la défaite. Cela reste un sport et nous avons une nouvelle opportunité devant nous. (...) Quant aux joueurs, ils doivent être en contact avec l'actualité. Pourquoi n'y aurait-il pas de critiques après un 5-1 ? Je ne crois pas qu'il soit bon de s'isoler." Q: Prévoyez-vous de vastes changements dans l'équipe en vue de votre deuxième match contre le Chili mercredi ? R: "Il est possible qu'il y ait des changements mais ce n'est pas le moment d'en parler. Nous avons jusqu'à mercredi pour prendre la décision qui convient. De toute façon, si nous faisions des changements, ce ne serait pas pour stigmatiser quelqu'un. C'est un tournoi court et nous chercherons la meilleure solution, comme d'habitude." Q: Êtes-vous préoccupé pour la suite de la compétition ? R: "Nos joueurs ont suffisamment d'expérience mais la singularité du Chili me préoccupe. C'est une équipe qui applique un pressing suicidaire et il faut contrecarrer cela." R: Dans quel état d'esprit se trouve votre gardien Iker Casillas, qui s'est montré extrêmement fébrile vendredi ? Q: "Iker a donné la preuve de son statut de capitaine et de son engagement avec la sélection. Quand je suis entré dans le vestiaire, il était en train de parler avec tout le monde, dans un silence très solennel, en s'auto-accusant de certaines choses et en jetant les bases de la réhabilitation dont nous avons besoin. Il a agi en capitaine, avec un discours qui m'a semblé positif, bon et utile." Q: Que répondez-vous à ceux qui jugent vos joueurs vieillissants ? R: "Nous les avons emmenés parce que nous étions convaincus qu'ils sont les meilleurs. J'ai la sensation qu'ils ne sont pas âgés, même si je le dis du bout des lèvres (...) Ils ont la maturité nécessaire pour affronter encore le défi que nous avons face à nous mercredi." Propos recueillis en conférence de presse jed/jta

(AFP)

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