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FootballMondial-2014 - Explosion de joie en Belgique pour la qualification des "Diables" pour le Brésil

BRUXELLES, 11 oct 2013 (AFP) - Des dizaines de milliers de Belges réunis devant des écrans géants et des millions d'autres devant leur télévision ont explosé de joie vendredi soir après la qualification des "Diables rouges" pour le Mondial 2014 au Brésil.

A Bruxelles, la Grand-Place était "noir-jaune-rouge" de monde, les couleurs nationales, tout comme les alentours de la Gare centrale, où des écrans géants avaient été installés, pour suivre un Croatie-Belgique déjà qualifié d'historique. Dès la mi-temps, des airs de samba résonnaient et des fumigènes donnaient des airs de carnaval aux rues de la capitale belge, a constaté un journaliste de l'AFP. Les deux buts de Romelu Lukaku, l'attaquant de Chelsea prêté à Everton, inscrits en première période avaient scellé le sort des Croates. Le billet pour le Brésil était pratiquement dans la poche, 12 ans après leur dernière participation à un tournoi majeur, la Coupe du monde au Japon et en Corée du Sud. Le but tardif des Croates relève de l'anecdote. Malgré la pluie, la foule s'est dirigée vers le quartier de la Bourse dès le coup de sifflet final, lieu traditionnel de célébration des exploits sportifs belges. La police a dû interdire à la circulation les boulevards du centre-ville face à l'affluence de milliers de personnes chantant "On est au Brésil" ou "On est les champions". Partout ailleurs dans le pays, de Liège à Anvers, des écrans avaient été installés sur les principales places des villes. Dans d'innombrables cafés, salles de sport, amphithéâtre d'université, ou chez des amis, les supporteurs s'étaient également donnés rendez-vous pour faire la fête. Un match nul suffisait aux Diables Rouges, en tête de leur groupe, pour rejoindre le Brésil. Après la victoire contre la Croatie, le dernier match du tournoi qualificatif, mardi face au Pays de Galle à Bruxelles, ne sera plus qu'une nouvelle occasion de faire la fête et de célébrer l'entraîneur Marc Wilmots et sa génération dorée, emmenée par Eden Hazard, Kevin De Bruyne et autres Thibaut Courtois. La Belgique du football n'avait plus connu une telle fièvre depuis la campagne du mondial mexicain en 1986, où les hommes de Guy Thys avaient terminé 4e, et beaucoup se prennent à rêver d'un aussi beau parcours du côté de Rio. "La Belgique peut être fière de son équipe. On y est et on va essayer de faire une grande compétition en juin. Dans cette nouvelle génération, il y a la technique, la maturité, le physique... Il y a aussi des guerriers. Et des copains", a relevé après le match Marouane Fellaini, le milieu de terrain de l'équipe belge et de Manchester United. Menés par le Premier ministre Elio Di Rupo, près de 2.000 supporteurs belges avaient aussi fait le déplacement de Zagreb. "Les Diables ont créé un tel enthousiasme que nous sommes tous plus fiers d'être belges", a déclaré M. Di Rupo, qui comme l'ensemble de la classe politique --à l'exception des nationalistes flamands-- et des grandes entreprises du pays surfe sur le nouvel engouement pour le Onze national. siu/jgu

(AFP)

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