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FootballMondial-2014 - Le monde est rond comme un ballon (gazette)

Concert au Maracana.

Un grand show musical chauffera l'ambiance au Maracana dimanche avant la finale du Mondial entre l'Allemagne et l'Argentine. Selon Fifa.com, le spectacle commencera dès 14h20 locales (17h20 GMT), avec pour vedettes Carlos Santana, Wyclef et Alexandre Pires, qui interprèteront "Dar Um Jeito", l'hymne officiel de la Coupe du monde 2014. Shakira sera, bien sûr, de la partie -c'est sa troisième participation- et chantera "La la la" (Brésil 2014) en compagnie de Carlinhos Brown. La mégastar brésilienne Ivete Sangalo apportera un peu de couleur locale en interprétant un pot-pourri de standards de la musique brésilienne, dont certains avec Alexandre Pires. Le groupe GRES Acadêmicos do Grande Rio proposera en fil rouge un spectacle de samba, un hommage à la ville-hôte de la finale qui est prévue à 16h00 (19h00 GMT). Sommet au Maracana. Dimanche, le mythique stade Maracana de Rio de Janeiro ne sera pas seulement le site de la finale du Mondial-2014 entre l'Allemagne et l'Argentine. Un sommet diplomatique informelle pourrait aussi avoir lieu avec la présence notamment de la chancelière allemande Angela Merkel, du président russe Vladimir Poutine et bien sûr de la présidente brésilienne Dilma Rousseff. Selon un conseiller du président russe, un tête-à-tête Poutine-Merkel fait partie des possibilités. "La liste n'est pas encore finalisée, mais je présume que l'Allemagne sera à la finale et plusieurs autres pays aussi", a ainsi déclaré Yury Ushakov. Et l'Ukraine sera, une nouvelle fois, au centre des discussions. Duo du Maracana. Carles Puyol, l'un des champions du monde espagnols couronnés en Afrique du Sud en 2010, et le mannequin brésilien Gisele Bündchen présenteront le trophée de la Coupe du monde Fifa, quelques minutes avant le coup d'envoi de la finale Allemagne-Argentine. Le duo est chargé de "chauffer" le stade avant l'entrée en piste des 22 gladiateurs des temps modernes. En 2010, en Afrique du Sud, c'est le capitaine des champions du monde italiens en titre Fabio Cannavaro qui avait eu ce privilège. Boom des ventes de TV. Près d'un million de téléviseurs ont été vendus en Asie du Sud-Est dans les mois précédant le Mondial brésilien, soit 15% d'augmentation par rapport au volume écoulé entre février et avril de chaque année, selon une étude de la firme GfK. "C'est très intéressant à noter que la même tendance s'était déjà produite il y a quatre ans (Mondial-2010)", a souligné Gerard Tan, un directeur de chez GfK. La Thaïlande a enregistré la plus forte hausse des ventes, suivie du Vietnam et de Singapour. Même si aucun pays de la région n'était présent au Brésil, les quelque 600 millions d'habitants de la zone sont de vrais fous du ballon rond. Beaucoup n'hésitent pas à se lever à trois heures du matin pour suivre un match de Ligue des champions et les journaux en anglais contiennent jusqu'à cinq ou six pages consacrées exclusivement au foot européen. Karpov contre Kasparov. La demi-finale entre l'Argentine et les Pays-Bas, qui s'est décidée aux tirs au but en faveur de l'Albiceleste après un match où la tactique avait tué le jeu, a été comparée aux combats de titans de deux champions d'échecs, Anatoli Karpov et Garry Kasparov. Et comme l'imprévisible Kasparov, Louis van Gaal a gagné son pari osé face au Costa Rica en faisant rentrer son gardien remplaçant juste avant la séance de tirs au but. Alejandro Sabella, plus méthodique, se basant sur une grande rigueur tactique et un jeu physique à la limite, fait plutôt penser à un Karpov qui étudie tout, calcule tout à l'avance. A son arrivée à la tête de l'Albiceleste, ce fut un choc et une révolution dans un pays où le football rimait avec beau jeu, improvisation, fantaisie et astuce. Au jeu des échecs, Sabilla est sorti vainqueur grâce à un "sans grade", le gardien Sergio Romero qui a arrêté deux tirs au but néerlandais. Siyakhona forever. "Ma photo raconte l'histoire d'un très jeune garçon qui adore le football de façon passionnelle. On peut lire le bonheur sur son visage au moment où il frappe le ballon". C'est ainsi que Marvelous Chukwu, 12 ans, de l'organisation communautaire Search and Groom, basée au Nigeria, a expliqué sur fifa.com le cliché vainqueur du concours photo Football for Hope Siyakhona, un programme parrainé par la Fifa et Sony. Le projet a été lancé en 2009, avant le Mondial sud-africain. "Siyakhona", qui signifie "nous pouvons le faire" en zoulou et en xhosa, permet aux jeunes défavorisés de participer à des stages professionnels de vidéo et de photo. La photo de Chukwu a obtenu 4.166 votes sur les 17.000 qui se sont portés sur les 24 photos retenues. En 2014, les projets Siyakhona ont lieu dans 14 communautés du monde entier, dont trois au Brésil. L'initiative se poursuivra jusqu'en avril 2015. Quesada craint la Mannschaft. Le manageur argentin du Stade Français craint énormément l'Allemagne contre laquelle l'Albiceleste n'est "absolument pas favorite". Gonzalo Quesada espère "un bon petit 2 à 0 à la 90e, on plie les bagages et on rentre" et veut éviter à tout prix les prolongations. "Les Allemands ont déroulé sans trop forcer. Nous, on a joué un jour après, et avec la prolongation, on risque de manquer d'énergie", analyse-t-il. Outre l'Allemagne, les coéquipiers de Messi devront également affronter, selon lui, un autre adversaire: les Brésiliens. "Il n'y a rien de pire pour eux que l'Argentine soit championne du monde au Brésil. Ils vont vite oublier qu'ils ont pris sept buts par les Allemands et ils vont les soutenir. Ils sont déjà tous en train d'apprendre des chants allemands, là!" Bonecos à la fête. La Fan Fest de la Fifa à Récife a reçu le renfort des bonecos, des bonhommes géants issus d'une tradition des fêtes folkloriques du Pernambuco, un Etat de la région du Nordeste, dont Recife est la capitale. Tout au long de la durée du Mondial, ces bonhommes géants, qui défilent depuis 1919 dans les rues d'Olinda, ville côtière située au nord de Récife, ont été réinterprétés à l'effigie des principales stars du football. Modernité oblige: ils sont fabriqués en fibre de carbone et en argile. Avec un double avantage: ils sont moins lourds et plus réalistes que les bonhommes géants traditionnellement faits de bois et de papier gommé. 150 manipulateurs sont chargés de les promener dans les rues de Recife. bur/sk/jta

(AFP)

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