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FootballMondial-2014 - Une demi-finale Brésil - Allemagne (PAPIER GENERAL-ACTUALISATION)

Rio de Janeiro, 4 juil 2014 (AFP) - L'affiche de la première demi-finale du Mondial-2014 est connue: le Brésil affrontera l'Allemagne mardi à Belo Horizonte, cinq jours avant la finale au Maracana de Rio.

Pour accéder au dernier carré, les Brésiliens ont signé, face à la Colombie (2-1), leur prestation la plus aboutie depuis le début du mondial, alors que l'Allemagne a battu la France (1-0). Les deux autres quarts de finale, Pays-Bas - Costa Rica et Argentine - Belgique sont programmés samedi. Brésil - Allemagne... La première demi-finale du Mondial opposera deux habitués du dernier carré, et même au-delà. La preuve ? Lors de leur 5e et dernier titre, en 2002, les Brésiliens avaient battu l'Allemagne en finale (2-0) à Yokohama (Japon). Douze ans plus tard, le sélectionneur est le même. Et en cinq jours, depuis la qualification face au Chili (1-1, 3 t.a.b. à 2), Luiz Felipe Scolari a su changer les dispositions mentales de son équipe. Oubliées les larmes du gardien Julio Cesar, avant la séance de tirs au but dont il fut le héros, et les prières du capitaine Thiago Silva. Cette fois, la Seleçao a présenté une équipe de guerriers. Peut-être l'effet de la visite de la psychologue, Regina Brandao, convoquée d'urgence au centre d'entraînement de Teresopolis. Sa mission: redonner confiance aux joueurs en leur faisant comprendre que la peur neutralise leur potentiel, alors que le potentiel doit leur permettre de dominer la peur. Son apport fut palpable. Brocardé pour avoir refusé de prendre part à la séance de tirs au but face aux Chiliens, Thiago Silva est apparu transcendé, au point d'inscrire le premier but (7). Avant de récolter un carton jaune inutile en seconde période, qui le privera de la demi-finale. Les Brésiliens ont ensuite pris deux longueurs d'avance grâce à un coup franc magistral de David Luiz (2-0, 69e). Et les vertus mentales retrouvées ont joué un rôle essentiel face à l'accumulation des problèmes. D'abord, le retour des Colombiens, grâce à un penalty de James Rodriguez, auteur de son sixième but depuis le début du Mondial (2-1, 79e). Puis la sortie sur une civière de Neymar, touché au dos (88e) dans un choc. En demi-finale, la Seleçao croisera un vieil habitué des podiums. Toujours (au moins) placée, l'Allemagne, trois fois championne du monde (1954, 1974, 1990), court après un titre majeur depuis son succès à l'Euro-1996. La Nationalmannschaft a rapidement ouvert le score sur une tête du défenseur central Mats Hummels sur un coup franc, parfaitement ajusté par Tony Kroos (13e). Ensuite, les Allemands se sont contentés de gérer leur avantage, en plaçant quelques contres. Les Français se sont certes créé quelques occasions, par Valbuena, Benzema ou Varane, mais ils n'ont jamais véritablement inquiété les Allemands, sous la chaleur moite de Rio (28°C et 88% de taux d'humidité). En cas d'alerte chaude, la Mannschaft peut avancer deux assurances tout risque; le gardien Neuer et le défenseur Hummels pour combler les brèches ou calmer les ardeurs adverses. Neuer a notamment douché les derniers espoirs français d'une manchette impeccable sur un tir à angle fermé de Benzema sur l'ultime attaque du match... La France, championne du monde 1998, échoue elle dans sa quête de retrouver le dernier carré, où elle n'est plus apparue depuis 2006. Surtout, les "Bleus", déjà battus en demi-finales des Mondiaux 1982 et 1986, échouent pour la troisième fois face aux Allemands dans un match à élimination directe. Une fois leur qualification assurée, les Allemands sont allés saluer leurs supporteurs. Puis, une fois les obligations d'après-match évacuées, ils ont sûrement jeté un oeil sur le comportement du Brésil face à la Colombie... Pour avoir une idée précise de la mission qui les attend. pga/pgr/jta

(AFP)

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