05.06.2015 à 13:26

JPNMondial 2015 ames: écloses en Allemagne, les Japonaises rêvent de refleurir au Canada (MAGAZINE)

Par Alastair HIMMER Tokyo, 5 juin 2015 (AFP) - Il y a quatre ans, les Japonaises défiaient tous les pronostics pour remporter le Mondial de football contre des Américaines archi-favorites, devenant la première équipe féminine asiatique à remporter le trophée.

Personne n'a oublié l'irrespirable séance de tirs au but (3-1) à Francfort le 17 juillet 2011, illustrant le mental d'acier légendaire des Japonais au moment où leur pays était plongé dans les affres d'un tsunami dévastateur et de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Aujourd'hui, l'équipe des "Nadeshiko Japan", les oeillets roses du Japon, est prête à renouveler l'exploit le mois prochain au Canada, dopée par le retour de la charismatique Homare Sawa, ex-Ballon d'Or de la Fifa 2011. Le sélectionneur nippon, Norio Sasaki, n'a pas besoin d'un autre désastre nucléaire pour motiver ses protégées: en cas de triomphe, les Japonaises seraient la deuxième équipe seulement à engranger deux titres mondiaux consécutifs après l'Allemagne (2003 et 2007). D'autant que, logiquement, les Oeillets japonais devraient finir en tête de leur groupe C - constitué de la Suisse, du Cameroun et de l'Equateur - au premier tour. "La qualité du jeu s'est améliorée au niveau mondial et nous nous attendons à une bataille encore plus dure cette fois. Mais nous n'avons aucune pression pour être à nouveau championnes. Nous partons là encore en position de challengers", a déclaré Sasaki à l'AFP. A Francfort, elles avaient stupéfait les Américaines par la qualité de leur jeu, et restent de formidables adversaires. Depuis, les élèves de l'émérite Norio Sasaki ont ajouté à leur collection une médaille d'argent aux JO de Londres en 2012, où les Etats-Unis avaient pris leur revanche (2-1), et la Coupe d'Asie des nations, l'an dernier, à chaque occasion avec l'aide de Homare Sawa. Le rappel à 36 ans de la superstar (meilleure joueuse du Mondial 2011 avec 5 buts), handicapée par des blessures ces derniers mois, est un formidable stimulant psychologique pour l'équipe. Et un stimulant technique, comme le prouve ce but de la victoire de Sawa lors d'un match amical à domicile contre la Nouvelle-Zélande. Mais le comeback de la solide milieu de terrain, qui détient le record de buts et de sélections en équipe nationale, n'est pas seulement bon pour le moral. "Je ne l'ai pas sélectionnée uniquement pour son expérience (elle va disputer son 6e Mondial: NDLR). Elle n'hésite pas à tout donner et apporte un supplément de sens tactique", confie le coach japonais. "Avec le ferment de Sawa ajoutée à la pâte, l'équipe devient plus puissante", souligne Norio Sasaki. Ses petites Samouraïs compensent leur manque de taille -elles font 7 cm de moins en moyenne que les Américaines- par une technique hors pair et un pressing très haut qui étouffe l'adversaire. Bastion du foot féminin, le Japon aborde donc le tournoi avec le plein de confiance et pas moins de 17 internationales ayant déjà goûté à une Coupe du monde, dont sa capitaine Aya Miyama, élue à deux reprises joueuse asiatique de l'année. "La colonne vertébrale de l'équipe a l'expérience nécessaire. Les joueuses sont toutes sur la même longueur d'onde. Elles sont toutes des combattantes", observe leur entraîneur avec satisfaction. Les Japonaises débuteront le tournoi mondial contre les Suissesses le 8 juin à Vancouver, avant d'affronter les Camerounaises et les Equatoriennes. alh-agr/ol/jgu

(AFP)

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