26.09.2015 à 23:10

rugbyMondial-2015 - Angleterre: Farrell a répondu sur le terrain, en vain (MAGAZINE)

Twickenham (Royaume-Uni), 26 sept 2015 (AFP) - Sous pression pour son grand retour comme chef d'orchestre du XV d'Angleterre, l'ouvreur Owen Farrell a assumé dans le jeu et surtout dans les tirs au but les attentes placées en lui, sans pouvoir cependant mener son équipe à la victoire, samedi face au pays de Galles (25-28) en Coupe du monde.

Forcément, les projecteurs allaient être braqués sur lui. Il en avait déjà eu un avant goût la veille en conférence de presse, où il avait été envoyé au feu commenter son retour en tant que titulaire.

Pour un match qui compte -- il avait débuté contre la France en préparation en août au sein d'une équipe d'habituels remplaçants -- , 10 mois après s'être fait piquer sa place par George Ford, après une défaite contre l'Afrique du Sud alors qu'il venait d'enchaîner 16 titularisations de suite.

Bombardé de questions par la presse anglaise, Farrell (24 ans, 34 sél.), qui avait ensuite manqué le Tournoi des six nations sur blessure, s'en était bien sorti, donnant le strict minimum et évitant tout déclaration qui aurait pu déclencher la polémique.

Le fait qu'il prenne la place de Ford, pourtant auteur de bonnes prestations ? "Les gens disent ce qu'ils veulent. Ce qui m'importe, c'est ce que pensent ceux qui sont dans le groupe, mes proches. Les avis extérieurs m'importent peu et ne sont pas source de motivation", avait-il répondu.

Sa relation avec l'ouvreur de Bath, qu'il côtoie depuis leurs années lycée et avec qui il a fini le match (Farrell est passé au centre à l'entrée en jeu de Ford) ? Elle est "exactement la même que la semaine dernière, et la même qu'à l'automne dernier, lorsqu'il m'a relégué sur le banc."

Circulez, rien à voir. Farrell, choisi pour ce match crucial pour la qualification pour sa qualité de gestionnaire alors que Ford est plus joueur (et moins bon défenseur), s'en est également très bien tiré devant les quelque 81.000 spectateurs de Twickenham.

Il a ainsi réussi un 100% au pied, inscrivant cinq pénalités (12, 24, 44, 51, 69), une transformation (28) et un drop, pas facile à passer puisque son équipe alors menée 6 à 3, reculait.

L'ouvreur des Saracens et fils de l'ancienne star du XIII Andy Farrell, membre de l'encadrement du XV de la Rose, a également bien joué le coup sur l'essai de Jonny May en fixant la défense galloise.

On l'a également vu se précipiter pour féliciter ses avants après une mêlée remportée à l'entrée des 22 mètres gallois (23), ou réaliser un retour crucial sur Liam Williams à 22-18, lui faisant perdre le ballon au contact, alors que l'arrière gallois s'approchait des 22 mètres de l'Angleterre (65).

Sur la colonne débit, une pénaltouche non trouvée (30), un ballon perdu au contact (49) et un coup de pied rasant redonnant le ballon au XV du Poireau (56). Et surtout, au plan collectif, une défaite compliquant les chances de qualification du XV de la Rose pour les quarts de "sa" Coupe du monde.

nk/jl

(AFP)

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