09.10.2015 à 17:48

rugbyMondial-2015 - Live from London: les petites histoires de la Coupe du monde

Les petites histoires de la Coupe du monde de rugby:

Visite royale.

A la veille du choc face à l'Australie, les Gallois ont reçu une prestigieuse visite dans leur camp de base du Surrey. Le prince William, duc de Cambridge mais aussi parrain de la Fédération galloise (WRU), leur a en effet remis les maillots de la rencontre. Il avait déjà été aperçu en tribunes à côté de son frère Harry lors de l'affiche Angleterre - Pays de Galles. Il supportait le XV du Poireau et le prince Harry soutenait le XV de la Rose. Plus tôt dans le tournoi, un autre hôte célèbre avait remis les tuniques rouges: le célèbre chanteur Tom Jones, une des icônes de la Principauté.

Des amis pour la vie. L'élimination du XV de la Rose a déclenché une vague de critiques envers Stuart Lancaster. Et les oreilles du sélectionneur ont sans doute sifflé jeudi soir, lors de la cérémonie officielle de lancement du Championnat d'Angleterre. Les entraîneurs ont fustigé le jeu, le manque d'allant et, surtout, le choix des hommes. Chacun a défendu "son" poulain. Rob Baxter (Exeter) a regretté que le centre Henry Slade n'ait pas été plus utilisé. Jim Mallinder (Northampton) a pointé l'absence de "son" talonneur Dylan Hartley, non retenu pour indiscipline, et du centre Luther Burrell, oublié au dernier moment. Enfin, Richard Cockerill (Leicester) a souligné qu'il aurait fallu soutenir et non écarter le centre Manu Tuilagi, pas sélectionné pour avoir agressé un policier.

Ô capitaine, mon capitaine! Victime d'une fracture à la mâchoire le 26 septembre contre l'Uruguay, le capitaine sud-africain Jean De Villiers avait quitté la compétition le lendemain, dépité. Rentré dans son pays pour se faire opérer, il était de retour mercredi au Stade Olympique pour vivre la qualification des Springboks pour les quarts de finale. "C'est un gars qui a servi son pays de manière exemplaire, c'est la moindre des choses de l'avoir avec nous", a commenté son homonyme Pieter De Villiers, en charge de la mêlée des Boks. "Il passera du temps avec nous au sein du groupe, en tant qu'ancien capitaine qui a beaucoup à donner. Il a de l'expérience à faire partager à nos joueurs."

Tel père, tel fils. Le demi de mêlée uruguayen Agustin Ormaechea (24 ans) a terminé le match contre les Fidji mardi soir avec des sentiments contrastés. S'il est devenu le premier joueur exclu de la Coupe du monde (pour deux cartons jaunes), le joueur de Mont-de-Marsan a aussi marqué un essai, égalant ainsi son père Diego, ancien N.8, capitaine et sélectionneur des "Teros", qui avait fait de même contre l'Espagne lors de l'édition 1999, à l'âge de 40 ans. "Je n'ai aucune idée de si nous sommes les premiers père et fils à réussir cet exploit en Coupe du monde", a commenté Agustin. "C'est dingue. Je suis aussi très heureux de pouvoir partager ça avec mon père. C'est un détail mais c'est super. Mon père m'a beaucoup soutenu et, évidemment, je l'écoute beaucoup. Nous sommes tous deux passionnés de rugby, il en sait beaucoup sur le rugby, il m'aide. C'est toujours bon d'avoir quelqu'un comme lui pour vous soutenir."

Même pas peur. Le XV de France est sous bonne garde dans son camp de base de la campagne galloise puisque Dale McIntosh veille sur eux. L'ancien flanker international gallois (2 sél), désormais âgé de 45 ans, évoluait dans l'équipe de Pontypridd qui s'était rendue célèbre par un match très âpre contre Brive en 1997 en Coupe d'Europe. La rencontre, marquée entre autres par l'exclusion de McIntosh, s'était poursuivie par un violent pugilat au célèbre bar "Le Toulzac" lors de la troisième mi-temps. De quoi inquiéter les Bleus? "Il n'y a aucun problème, c'est un ami à moi en plus", s'est esclaffé le sélectionneur Philippe Saint-André. "J'ai été, il y a peu de temps, à un mariage avec lui. Il est toujours aussi costaud, toujours aussi beau. Le rugby reste un sport de combat mais aussi un sport de gentlemen." Au fond de la salle, vêtu de sa chasuble jaune, McIntosh a acquiescé d'un demi-sourire.

Picamoles, retour au Millennium. Le troisième ligne centre du XV de France Louis Picamoles retrouvera dimanche face à l'Irlande le Millennium Stadium de Cardiff, où il ne possède pas que des bons souvenirs. Lors du Tournoi des six nations 2014, il y avait ainsi reçu un carton jaune, une décision qu'il avait ironiquement applaudie. Ce geste avait déclenché la colère de l'encadrement français, par ailleurs courroucé par le naufrage collectif des Bleus (6-27). "C'est sûr que, collectivement et personnellement, cela ne restera pas parmi mes meilleurs souvenirs rugbystiques. Si c'est digéré? Heureusement, sinon je n'aurais pas trop avancé", a déclaré cette semaine Picamoles. Comme en 2014, le toit sera fermé et les joueurs pourraient avoir du mal à s'entendre sur le terrain. "Il va falloir bien se parler et, surtout, s'écouter. Il va falloir bosser la communication pour ne pas être surpris" par l'ambiance, a souligné le Français.

rug-pga/pel

(AFP)

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