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RUSMondial-2018: la Russie prône de "beaux stades" pour le "grand" football

MOSCOU, 20 juin 2013 (AFP) - Le ministre russe des Sports, Vitali Moutko, a appelé jeudi à construire de "beaux stades" pour la Coupe du monde de football-2018 en Russie, afin d'attirer plus de spectateurs vers les tribunes pour admirer ce "grand jeu".

"Les stades doivent être beaux, fonctionnels et peu encombrants pour que les gens aient envie d'y venir", a déclaré M. Moutko, lors d'une conférence de presse à Moscou. De nombreux stades en Russie, dont la plupart ont été construits à l'époque soviétique, restent souvent à moitié vides les jours de matches, en raison notamment d'infrastructures vieillissantes. "Le football, c'est un grand jeu. Et nous devons apprendre à trouver une belle façon de le présenter", a affirmé le ministre. La Coupe du monde-2018 doit se disputer en Russie sur 12 stades répartis sur 11 villes. Cinq stades, parmi lesquels deux à Moscou, ainsi qu'à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), Sotchi (sud) et Kazan (est) sont déjà prêts ou en cours de construction, alors que sept autres -- à Kaliningrad, Volgograd (ex-Stalingrad), Samara, Saransk, Rostov-sur-le-Don, Ekaterinbourg et Nijni Novgorod -- doivent encore être construits. Tous les stades doivent être prêts vers mai 2017, selon M. Moutko. "La Coupe du monde-2018 est un énorme défi pour nous. Et nous allons faire tout notre possible pour que tout soit prêt à temps", a-t-il souligné. La Russie va dépenser 15,5 milliards d'euros pour organiser le Mondial-2018. Le budget total pour la Coupe du monde de football-2018, qui prévoit notamment la construction de nouveaux stades, d'aéroports et d'hôtels, est près de deux fois plus élevé que ce qu'avait annoncé en 2010 Vladimir Poutine lorsque la Russie avait été désignée pays hôte de ce tournoi. La Russie a déjà investi massivement pour organiser les jeux d'Olympiques d'hiver en février 2014 à Sotchi, une station balnéaire quasi vierge d'installations sportives et où les infrastructures étaient jusqu'alors peu développées. Ces JO sont déjà considérés comme les plus chers de l'histoire, avec des dépenses globales pour l'aménagement de sites et d'infrastructures atteignant quelque 36 milliards d'euros, selon des chiffres officiels. mp/nm/eb

(AFP)

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