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FootballMondial 2022, la FIFA tente de déminer le terrain

La FIFA veut arrondir les angles. Elle propose plus de 400 millions de dollars aux clubs en compensation pour la présence de leurs joueurs aux Coupes du monde 2018 et 2022.

L'Association des clubs européens (ECA) réclamait un geste en compensation pour anticiper le bouleversement du calendrier international imposé par le passage d'un Mondial estival à un Mondial hivernal en 2022, en raison des températures élevées en juin et juillet au Qatar. Requête entendue: 209 millions de dollars (205 millions de francs) seront versés aux clubs pour le Mondial 2018 en Russie comme pour celui de 2022, contre 70 millions de dollars versés à 400 clubs lors du Mondial 2014 au Brésil. «Il s'agit de reconnaître que les joueurs viennent des clubs et que ce sont les clubs qui les paient», a souligné Jérôme Valcke, secrétaire général de la FIFA, pour qui il ne s'agit pourtant «ni d'une compensation ni d'une indemnité pour les clubs». «C'est un accord important pour travailler dans un bon partenariat avec les clubs», insiste le numéro 2 de l'instance mondiale.

Si la date de la finale du Mondial 2022 est connue, le dimanche 18 décembre, jour de la fête nationale dans cet Émirat du Golfe, reste à en définir la durée exacte. Ce sera en principe 28 jours avec un coup d'envoi théorique le 21 novembre, mais cela dépendra du nombre de stades - 8 pour le moment - utilisés. Un groupe de travail va étudier un remodelage du calendrier international. «Il faudra aussi peut-être ajuster la période de libération des joueurs. Fin 2015, nous devrions être près d'un accord sur le calendrier 2019 à 2022», a détaillé Valcke.

«Nouvelles rassurantes» des chantiers

Michel Platini, président de l'UEFA et membre du comité exécutif de la FIFA, a jugé vendredi que «le 18 décembre est bien pour l'UEFA: nous pouvons nous accommoder des changements à la Ligue des champions». «Mais la FIFA doit protéger les dates internationales pour les associations nationales (fédérations); il y a quatre dates de matches internationaux qui pourraient être affectées, et ces matches internationaux sont des éléments vitaux pour les associations nationales», a martelé le patron du foot européen.

«Je rentre d'une visite au Qatar et je peux vous dire qu'on a des nouvelles rassurantes, positives» sur les conditions de travail des ouvriers sur les chantiers du Mondial au Qatar, a par ailleurs déclaré le président de la FIFA Joseph Blatter. «Le Qatar ouvre sa porte. Ils ont reçu le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, qui a donné des avis assez positifs dans son rapport officiel. Je suis certain que nous allons de l'avant», a ajouté le numéro 1 de la FIFA.

Souvent critiquées par des organisations de défense des droits de l'homme, les conditions de travail des ouvriers sur les chantiers du Mondial «sont meilleures que sur les autres chantiers au Qatar», a ajouté Valcke, ajoutant à destination de l'émir du Qatar que «ces conditions-là doivent devenir la référence dans tous les autres chantiers du pays».

Si la question du calendrier est tranchée, la FIFA n'en a cependant pas tout à fait fini avec les allégations de corruption autour de l'attribution du Mondial 2022. Des voix continuent de s'élever pour demander la publication du rapport de Michael Garcia, chargé d'enquêter sur ces suspicions et qui a démissionné en décembre dernier reprochant à la FIFA une présentation «erronée et incomplète» de ses investigations. L'Allemand Theo Zwanziger, ancien président du groupe de travail sur la réforme des statuts de la FIFA, a expliqué vendredi que «le règlement de la commission d'éthique (de la FIFA) va à l'encontre de cette publication in extenso». «Mais la commission d'éthique a le pouvoir de le publier mais uniquement au moment où elle estimera que le moment sera opportun», a-t-il conclu. Le feuilleton n'est donc pas terminé.

(SI)

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