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FOOTBALLMondial attribué au Qatar, Blatter parle d'erreur

Le président de la FIFA reconnaît que le fait d'avoir attribué la Coupe du monde au Qatar est une erreur. Mais il ne veut pas entendre parler d'un Mondial acheté par l'émirat.

AFP

Sepp Blatter a associé le choix d'attribuer la Coupe du monde 2022 au Qatar à une erreur, lors d'une entrevue accordée au JT de la RTS. Mais le président de la FIFA réfute l'idée d'un Mondial acheté par le puissant émirat.

A la question: le choix de donner la Coupe du monde au Qatar était-il une erreur?, le Valaisan a répondu: «Bien sûr! Enfin, on commet beaucoup d'erreurs dans la vie». Et de poursuivre: «Le rapport technique sur le Qatar indiquait qu'il faisait trop chaud pour y jouer, mais le comité exécutif de la FIFA, avec une majorité assez large, a décidé d'aller jouer au Qatar.»

Sepp Blatter refuse toutefois de parler d'un Mondial acheté par l'émirat. «Non, ça je ne le dirai jamais. C'est la poussée politique, celle de gouvernements, aussi bien la France que l'Allemagne.» Revenant sur la réunion organisée par le président français de l'époque Nicolas Sarkozy, entre le président de l'UEFA Michel Platini et les autorités politiques qatariennes, le Valaisan dit ne pas avoir été choqué. «Michel m'a immédiatement informé de cette réunion par politesse, respect et transparence.» Mais de confier qu'il trouve le procédé particulier. «Je vois mal le président de la Suisse convoquer le président de la FIFA à Berne pour lui dire 'tu dois voter ceci ou cela'...»

Sepp Blatter a également affiché une grande sérénité en ce qui concerne la Coupe du monde au Brésil (12 juin - 13 juillet), dans un pays qui connaît une vague de protestations en lien avec les dépenses colossales consenties pour le Mondial et les JO de Rio 2016. «Je suis certain que dès le coup d'envoi du match d'ouverture à Sao Paulo, le Brésil prendra une ambiance football samba.»

Hué lors de la Coupe des confédérations en juin 2013, le président de la FIFA a apporté son explication sur la grogne qui règne dans le pays hôte. Une explication qui risque de lui attirer à nouveau quelques problèmes. «Les Brésiliens sont un peu mécontents car on leur a promis beaucoup. Le Brésil est tout de même la sixième économie du monde et quand Monsieur Lula a été élu à la présidence, il a promis d'améliorer le pays. Mais pour l'améliorer, il faut aussi la volonté du peuple de travailler. La société s'est un peu séparée.»

(SI)

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