07.08.2013 à 21:53

EscrimeMondiaux-2013: la Russie démarre pied au plancher avec trois médailles (COMPTE RENDU)

Par Thomas BACH BUDAPEST, 07 août 2013 (AFP) - La Russie a commencé de la meilleure des façons les Championnats du monde 2013 d'escrime à Budapest, en décrochant trois médailles, dont le titre en sabre messieurs grâce à Veniamin Reshetnikov, dans une finale qui l'a opposée à son compatriote Nikolay Kovalev.

A ces deux médailles masculines s'ajoute la médaille de bronze d'Inna Deriglazova, qui a seulement 23 ans est venue décrocher son premier podium individuel. Les sabreurs russes sont entraînés depuis 2010 par le Français Christian Bauer, qui était arrivé en Russie, à prix d'or. Bauer était en charge de l'équipe chinoise de sabre à Pékin et avait décroché le titre olympique avec Zhong Man. "Je pense que le résultat est vraiment éloquent", a expliqué à l'issue de sa finale le tout nouveau champion du monde russe, peu bavard. Cette petite coloration tricolore dans le triomphe russe n'est pas venu effacer la déception des Français, passés à côté de leur première journée en sabre. Julien Pillet, Vincent Anstett, et Nicolas Rousset sont sortis tous les trois dès les 32e de finale, alors que Boladé Apithy a échoué au tour suivant. Pour Rousset, l'histoire aurait pu tourner tout autrement. Alors qu'il menait la rencontre face au futur médaillé d'or, il a écopé de deux points de pénalité, s'inclinant finalement en mort subite (15-14). "Je pense que Dieu était de mon côté. Il y a eut un moment dans ce match où j'ai arrêté de me battre et où je me suis mis à faire de l'escrime", a reconnu Reshetnikov. L'obstacle transalpin La Russie a également fait appel à un entraîneur étranger, l'Italien Stefano Cerioni, mentor de la championne olympique Elisa di Francesca, pour relancer le fleuret dames et cela a failli porter ses fruits avec trois Russes présentes en quarts de finale. Mais l'obstacle transalpin était trop haut à franchir. Seule la très jeune Inna Deriglazova 23 ans, a pu se hisser en demi-finale, ce qui lui a assuré sa médaille. Face à la N.1 mondiale Arianna Errigo, elle n'a toutefois pas pesé lourd en demi-finale (15-11), prouvant qu'il restait encore du travail pour le nouvel entraîneur italien qui a pris ses fonctions en janvier. La perte de Cerioni a toutefois fortement joué dans le résultat de son ancienne protégée Elisa di Francesca. Si en quart de finale, elle n'a pas tremblé contre la Russe Larisa Korobeynikova, elle a paru être sans solution pour contrer l'Allemande Carolin Golubytskyi en demi-finale. En finale, Golubytskyi a paru éprouvé physiquement et a dû laisser filer pour la troisième fois consécutive le titre au fleuret à une Italienne. "Notre sport est avant tout individuel. Pour moi c'est important de réaliser un bon résultat en individuel puis de le confirmer par équipes. Pour moi, c'était une compétition très longue et je suis vraiment fatiguée", s'est réjoui Arianna Errigo, qui succède ainsi à la légende Valentina Vezzali -- qu'elle a battue en quart de finale à Budapest. tba/jgu

(AFP)

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