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tismeMondiaux-2013 - Les frères Lavillenie, comme les frères Bubka (ENCADRE)

MOSCOU, 10 août 2013 (AFP) - Le Français Renaud Lavillenie et son frère Valentin ont dessiné une parallèle dans le temps en se qualifiant tous deux pour la finale de la perche aux championnats du monde de Moscou, comme Sergueï et Vassiliy Bubka en 1993 à Stuttgart.

L'aîné Renaud, 27 ans en septembre prochain, domine la perche comme Sergueï Bubka le faisait en son temps. Valentin, 22 ans depuis le 16 juillet dernier, n'en est lui qu'aux prémices de sa carrière, alors que Vassiliy Bubka avait plusieurs années d'expériences, et trois ans de plus que Sergueï. Entre les deux frères Lavillenie, une même passion de la perche tient lieu de ciment. Alors évidemment, en bon connaisseurs de leur discipline, ils savent bien ce que leur commune qualification en finale porte de symbolique. "Les derniers à l'avoir fait, c'était les frères Bubka en 93, et ce n'était pas n'importe qui", s'enthousiasme Valentin. "On a l'occasion d'écrire une superbe page de notre histoire et de l'histoire de notre sport. On a conscience de cette opportunité", admet Renaud. Alors que l'aîné domine la discipline depuis quatre ans, avec encore récemment 6,02 m franchis en meeting à Londres, Valentin se découvre peu à peu au plus haut niveau. Il a franchi un cap cet hiver, avec un bond à 5,70 m en salle, son record personnel, qui lui a permis de décrocher son billet pour Moscou. Et depuis, il apparaît de plus en plus souvent au casting des réunions majeures du circuit d'athlétisme. Sur les sautoirs, les deux frères affichent une complicité sans faille, sans que l'un n'empiète pour autant sur la concentration de l'autre. En star de sa discipline, Renaud n'hésite pas à conseiller de vive voix son frère. Il l'encourage, le brusque parfois - comme samedi matin après les deux échecs de Valentin d'entrée de jeu à 5,25 m - et n'hésite pas à le prendre dans ses bras, comme le jour de ses 5,70 m à Metz (France) cet hiver. Pour la finale, les deux frères ne changeront pas d'attitude, malgré l'enjeu. "On fera comme d'habitude, et on ira l'un vers l'autre si on le sent ainsi", explique Valentin. "En aucun cas la présence de Valentin ne sera une source de distraction pour moi: on sera en finale mais pas vraiment dans le même concours", analyse Renaud. De fait, alors que l'un cherchera à remporter le seul titre qui manque à son palmarès, l'autre disputera sa première finale, à l'occasion de ses premiers mondiaux. De quoi suivre le crédo familial: "faire de la perche par plaisir". fbr/jgu

(AFP)

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