Dakar 2022 - Monnin pousse sa moto et gagne le prix de la combativité
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Dakar 2022Monnin pousse sa moto et gagne le prix de la combativité

Les rêves d’exploit de Jérôme de Sadeleer se sont évanouis. Ceux de Nicolas Monnin – voir l’arrivée de la course, vendredi à Djeddah – restent entiers, mais quelle alerte!

par
Jean-Claude Schertenleib

Au terme de la neuvième étape du Dakar 2022, Nicolas Monnin a reçu le prix de la combativité.

DR

C’était une boucle autour de Wadi Al Dawasir, la neuvième étape du Dakar 2022, l’épreuve spéciale – là où compte le chronomètre – la deuxième plus courte du rallye, avec ses 287 kilomètres. Bref, une journée difficile pour creuser de gros écarts, soit pour assurer une position intéressante, soit pour revenir (n’est-ce pas, Monsieur Loeb?). Bref, une journée qui aurait pu être tranquille, mais qui ne l’a pas été du tout pour la délégation suisse.

La première histoire, c’est celle du motard neuchâtelois Nicolas Monnin, deuxième tentative dans le plus fameux des rallyes-raids et un but: voir l’arrivée. Les galères des privés, il n’y a pas échappé depuis le début, des chutes, de multiples tentatives pour passer une dune beaucoup plus haute que ce qu’il connaissait jusque-là, bref, le Dakar dans toute son horreur. «Non, dans toute sa splendeur», disent les Dakariens.

Ce mardi, pourtant, le coup a encore été plus dur: «Une panne sur la moto tout près de l’arrivée de la spéciale; je l’ai poussée pendant 1,4 km pour passer le chrono.» Problème pour l’entourage de l’ancien sumo, les renseignements sont longtemps restés vagues, avant que n’apparaisse une image de sa moto en plein désert, puis la même héliportée jusqu’à l’arrivée. Mais le pilote? Accident ou panne? C’est la panne. Et l’abnégation du bonhomme récompensée dans la soirée par le prix de la combativité. La suite? «On est en train de changer de moteur, demain, je suis au départ.» Il reste trois étapes…

De Sadeleer: l’immense déception

Le Lausannois Jérôme De Sadeleer et son équipier français Mika Metge ont eux aussi connu une énorme déception dans cette catégorie SSV dont ils occupaient la septième place du classement général pour leur première participation à l’épreuve: «Au premier point de passage, nous étions cinquièmes, tout se passait bien jusqu’à un bris de courroie de transmission, une panne habituelle sur les SSV, que l’on règle normalement en changeant la pièce, soit quatre à cinq minutes de travail. Malheureusement, en éclatant, la courroie a également cassé le joint de la boîte de vitesse et toute la journée, de l’huile de boîte coulait sur la transmission, qui patinait. Nous avons poursuivi l’étape en roulant entre 50 et 70 km/h, soit quasi la moitié du rythme normal, mais en arrivant devant les dunes, nous avons décidé de les contourner, car nous savions qu’avec si peu de puissance, il était impossible de les franchir.»

«C’est vraiment malheureux, nous avions un très bon rythme, nous le voulions ce top 10 final.»

Jérôme De Sadeleer, pilote

Las, les 13 points de passage ainsi manqués se sont transformés en une pénalité forfaitaire de 10 heures. Du coup, De Sadeleer/Metge plongent à la 28e place d’un classement dans lequel un autre Lausannois, Nicolas Brabeck-Letmathe, pointe du 18e rang: «C’est vraiment malheureux, nous avions un très bon rythme, nous le voulions ce top 10 final. Ce sera sans doute pour l’an prochain», ajoute Jérôme De Sadeleer.

Enfin, Alexandre Pesci et Stephan Kühni (Rebellion) sont toujours en course, au 54e rang de la catégorie automobile.

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