13.03.2012 à 19:49

Monti et Merkel ont appelé à ne pas baisser la garde

Crise de la dette

Le chef du gouvernement italien et la chancelière allemande ont appelé mardi à Rome à ne pas baisser la garde, même si la crise de la zone euro n’est plus dans sa phase la plus aiguë.

Angela Merkel et Mario Monti ont déclaré vouloir agir et stimuler la croissance européenne.

Angela Merkel et Mario Monti ont déclaré vouloir agir et stimuler la croissance européenne.

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Mario Monti et Angela Merkel ont appelé mardi à Rome à ne pas baisser la garde et ont dit vouloir agir pour stimuler la croissance européenne.

Même si «la phase la plus aiguë de la crise financière semble dépassée (...) on ne peut absolument pas se relâcher ni du point de vue des politiques intérieures (...) ni du point de vue des politiques européennes», a souligné Mario Monti.

En ce qui concerne l’Italie, la situation d’»urgence» n’est pas finie, «le défi continue», a-t-il averti même si les taux d’emprunt du pays ont chuté depuis le début de l’année. «L’Europe a bien avancé sur la route de la montagne mais ne l’a pas encore franchie», a souligné pour sa part la chancelière, en notant que le monde observe l’Europe et qu’elle doit tenir les promesses faites.

Après l’adoption du nouveau traité renforçant la discipline budgétaire que Rome et Berlin veulent voir «rapidement ratifié», «il faut que l’Union européenne entre dans une phase dans laquelle elle prête une attention analogue aux politiques de croissance», a ajouté Mario Monti.

Il a jugé nécessaire pour cela la mise au point d’un cadre politique similaire au «fiscal compact», le pacte adopté par les pays européens en matière de discipline budgétaire.

«Il y aura d’autres montagnes à escalader»

«La crise a mis nos faiblesses devant nos yeux», a souligné Angela Merkel estimant elle aussi que l’Union européenne a «besoin d’emploi, de croissance, de compétitivité». La chancelière a souligné que la concurrence devient «de plus en plus forte» et que «l’Union européenne doit se défendre face aux pays émergents».

Mario Monti a annoncé la tenue «l’été prochain d’un sommet italo- allemand» et Angela Merkel a précisé qu’il serait l’occasion de «préparer l’Europe de l’avenir», en mettant au point des instruments et en se fixant «des objectifs précis» pour «créer davantage d’emplois notamment pour les jeunes», pour favoriser l’innovation et la mobilité de l’emploi.

«Nous avons besoin de plus d’Europe et pas de moins d’Europe», a- t-elle dit, en appelant à «renforcer les institutions» et le marché intérieur, notamment dans le domaine de la compétitivité. Et tout cela sans lâcher de lest en matière budgétaire, ont souligné aussi bien Angela Merkel que Mario Monti.

Pour la chancelière, l’UE a beaucoup de pain sur la planche: «il y aura d’autres obstacles, d’autres montagnes à escalader dans les prochaines années et nous ne pouvons pas dire: ça y est, on est arrivés».

Interrogé sur la taxe sur les transactions financières, Mario Monti a assuré que Rome et Berlin étaient sur la même ligne.

Pour le président du Conseil italien, une telle taxe «peut être opportune dans cette phase historique» mais «pour être réaliste» et ne pas entraîner de «distorsions», elle doit être appliquée «au moins dans la zone euro ou dans l’ensemble de l’Union européenne».

(ats/afp)

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