Publié

ChroniqueMontreux Jazz: la grotte des journalistes

Il s'agit du lieu dans lequel on passe le plus clair de notre temps pendant le festival. Bienvenue!

par
Fabio Dell'Anna
On dirait pas comme ça mais les murs tremblaient au moment où la photo a été prise.

On dirait pas comme ça mais les murs tremblaient au moment où la photo a été prise.

DR

La journée d'un journaliste au Montreux Jazz ne se résume pas à voir des concerts et à boire des verres dans un coin du bar du staff, sous le soleil. Il y a aussi un endroit froid et sombre, un peu comme une grotte, que l'on doit affronter: le sous-sol du Stravinski.

Trois affiches de cette 53e édition sont accrochées à l'un des quatre murs sombres. Pour le moment ça va. Seulement, au premier jour, c'était presque tout ce qu'il y avait. Pas de lumière, ni d'Internet. Juste une table, quatre chaises et huit casiers. Ce n'est pas grave, on n'a pas besoin d'un palace pour travailler. La programmation est dingue, l'équipe est très professionnelle et c'est amplement suffisant pour nous faire garder le sourire.

Des basses à faire trembler les murs

Après une après-midi remplie d'interviews, retour pour écrire des articles, monter des vidéos, traiter des photos. Il est 16 h, les soundchecks du Liszto Club commencent. Juste là, derrière les trois affiches. Malheur, la programmation va vraiment finir par nous rendre fous. Lorsque les basses puissantes ne font pas trembler les murs, ce sont les artistes qui répètent 20 fois la même phrase au micro! Impossible d'entendre nos enregistrements et par-dessus tout, ton voisin de table pousse quelques cris d'insatisfaction car c'est trop fort.

On garde la bonne humeur. Car ça aurait été bien pire si Dadju, roi de l'autotune, avait été au programme.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!