Coronavirus: Mortalité dans les EMS: les retraités s'alarment
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CoronavirusMortalité dans les EMS: les retraités s'alarment

Près de la moitié des victimes du Covid-19 en Suisse sont décédées dans des établissements médico-sociaux, rapporte la Fédération des Associations des retraités, qui redoute une deuxième vague.

Des rumeurs concernant des personnes atteintes par le coronavirus en EMS et qui n'ont pas été conduites à l'hôpital, alors qu'elles auraient eu besoin de soins médicaux pointus, inquiètent les familles et l'opinion publique.

Des rumeurs concernant des personnes atteintes par le coronavirus en EMS et qui n'ont pas été conduites à l'hôpital, alors qu'elles auraient eu besoin de soins médicaux pointus, inquiètent les familles et l'opinion publique.

Keystone

Jusqu'ici, une personne sur deux mortes en Suisse du coronavirus l'a été dans un EMS, selon la Fédération des Associations des retraités. Avant l'arrivée d'une éventuelle deuxième vague, elle demande que la stratégie adoptée jusqu'ici soit revue d'urgence.

Parmi les 1956 victimes à ce jour de la pandémie du coronavirus en Suisse, selon les chiffres des cantons, plus de la moitié sont décédées dans des établissements médico-sociaux (EMS), rappelle la Fédération des Associations des retraités et de l'entraide en Suisse (FARES) lundi dans un communiqué. Cela soulève des questions cruciales, car la pandémie n'est pas encore terminée.

Risque de décès élevé

Même si quelques cantons n'ont pas encore publié leurs chiffres, la FARES considère qu'il est statistiquement confirmé que, ces dernières semaines, les résidents en EMS ont été, pour une partie d'entre eux, exposés à un risque de décès beaucoup plus élevé que s'ils avaient vécu entre leurs quatre murs.

Dans de tels établissements, des personnes pour la plupart âgées de plus de 80 ans vivent dans un espace restreint et sont en contact étroit avec les soignants. Le virus peut ainsi se propager relativement facilement malgré les mesures de précaution prises.

Soins médicaux pointus

Des rumeurs concernant des personnes atteintes par le coronavirus en EMS et qui n'ont pas été conduites à l'hôpital, alors qu'elles auraient eu besoin de soins médicaux pointus, inquiètent les familles et l'opinion publique. La pénurie de masques et de matériel de protection n'a pas non plus été très rassurante.

La FARES peut bien s'imaginer qu'en maints endroits, le personnel a été débordé par les soins à prodiguer aux patients, atteints du coronavirus. Mais l'organisation se demande si la stratégie spécialement centrée sur les groupes à haut risque a réellement fonctionné.

(ats)

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