27.10.2016 à 15:41

Moscou a livré des données radar aux Pays-Bas

Vol MH17

L'armée russe dit avoir les preuves radar démontrant qu'aucun missile n'a été tiré depuis les zones contrôlées par les rebelles prorusses le jour du crash.

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Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)

Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)

archive/photo d'illustration, AFP
Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)

Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)

AFP
L'équipe internationale d'investigation conjointe (Joint Investigation Team, JIT), conduite par les Pays-Bas et composée d'enquêteurs d'Australie, de Belgique, de Malaisie, des Pays-Bas et d'Ukraine, a dévoilé les «derniers développements de l'enquête» sur le crash. (Mercredi 19 juin 2019)

L'équipe internationale d'investigation conjointe (Joint Investigation Team, JIT), conduite par les Pays-Bas et composée d'enquêteurs d'Australie, de Belgique, de Malaisie, des Pays-Bas et d'Ukraine, a dévoilé les «derniers développements de l'enquête» sur le crash. (Mercredi 19 juin 2019)

La Russie a remis aux Pays-Bas des données radar concernant la zone où l'avion assurant le vol MH17 de Malaysia Airlines a été abattu en juillet 2014 au-dessus de l'est séparatiste de l'Ukraine, a confirmé jeudi la diplomatie russe.

«Nous avons remis à la partie néerlandaise les données radar que nous avons trouvées il y a un mois», a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Cette déclaration intervient après l'annonce mercredi du ministre néerlandais des Affaires étrangères Ard van der Steur, devant son Parlement, que le Parquet russe avait remis «un ensemble d'informations» à l'ambassade des Pays-Bas à Moscou.

La Russie se dédouane

L'armée russe a présenté fin septembre ce qu'elle assure être de nouvelles données radar démontrant, selon elle, qu'aucun missile n'a été tiré depuis les zones contrôlées par les rebelles prorusses le jour du crash.

Ces données avaient été présentées deux jours avant la publication des premiers résultats de l'enquête pénale internationale sur les causes de la destruction du Boeing, établissant que le lance-missiles BUK avait été acheminé de Russie et que le tir avait eu lieu depuis une zone contrôlée par les séparatistes prorusses en Ukraine.

Enquête toujours en cours

Les 298 personnes présentes à bord de l'appareil reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, passagers et membres de l'équipage, en majorité de nationalité néerlandaise, avaient été tuées.

La publication de ces résultats avait provoqué une petite crise diplomatique entre La Haye et Moscou, le premier accusant la Russie de ne pas pleinement collaborer à l'enquête et le second dénonçant les «résultats biaisés» de l'enquête.

Les autorités russes ont proposé plusieurs théories depuis la tragédie pour expliquer les causes du crash, parmi lesquelles l'implication d'un avion de chasse ukrainien.

(AFP)

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