Crise syrienne: «Moscou doit éviter une escalade avec Ankara»
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Crise syrienne«Moscou doit éviter une escalade avec Ankara»

Les Etats-Unis ont appelé à un cessez-le-feu mardi à Genève. Ils comptent sur la Russie pour «exercer son influence» auprès du régime syrien.

L'émissaire du département d'Etat américain sur la Syrie, Joel Rayburn.

L'émissaire du département d'Etat américain sur la Syrie, Joel Rayburn.

Keystone

Les Etats-Unis demandent à la Russie «d'exercer son influence» auprès du régime syrien pour éviter une escalade avec la Turquie après les échanges de tirs entre l'armée syrienne et des milices pro-turques. Ils ont réclamé mardi à Genève un cessez-le-feu généralisé.

«La Russie doit exercer son influence pour ne pas permettre une recrudescence vers un nouveau conflit qui pourrait déstabiliser davantage le pays», a affirmé devant la presse l'émissaire du département d'Etat américain sur la Syrie Joel Rayburn. «Le moment est venu d'une désescalade», a-t-il ajouté quelques minutes avant l'arrivée au Palais des Nations du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Le Russe devait rencontrer l'émissaire de l'ONU Geir Pedersen et les ministres iranien Mohammad Javad Zarif et turc Mevlut Cavusoglu. Interrogé sur la date des premières patrouilles turques avec l'armée russe, le chef de la diplomatie turque s'est contenté de dire «pas de place pour les terroristes» en référence aux miliciens kurdes qui ont quitté la zone sécurité décidée dans le nord-est.

Vers un format politique

Joel Rayburn a relayé lui son appel à la veille de la première réunion du Comité constitutionnel syrien à Genève. Les Etats-Unis demandent aux parties au conflit à basculer vers un format politique. «Arrêtez de combattre et venez à Genève», a lancé ce responsable américain.

Ceux qui refusent devront en porter la «responsabilité» auprès des Syriens, a-t-il ajouté. Après le retrait américain du nord-est du pays qui a permis l'offensive turque contre les Kurdes syriens, il est aussi resté prudent sur l'absence de représentants du Conseil démocratique syrien au sein du Comité constitutionnel.

Reprenant la ligne générale de l'émissaire de l'ONU, il a expliqué que «les intérêts de toutes les communautés devaient être pris en compte» mais que son pays ne veut pas de quotas entre elles. Le Norvégien avait lui relevé que des Kurdes faisaient partie de chacun des trois blocs au sein du Comité constitutionnel.

(ats)

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