06.03.2015 à 12:39

Moscou menacé de sanctions en cas d'«agression majeure»

Crise en Ukraine

Malgré la poursuite du retrait des armes lourdes le long de la ligne de front dans l'Est séparatiste prorusse, l'Occident a menacé la Russie de nouvelles sanctions en cas d'«agression majeure» en Ukraine.

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Kiev doit chercher à convaincre la Cour internationale de Justice lundi que Moscou soutient le «terrorisme». (Lundi 5 mars 2017)

Kiev doit chercher à convaincre la Cour internationale de Justice lundi que Moscou soutient le «terrorisme». (Lundi 5 mars 2017)

Keystone
Le FMI et l'Ukraine sont parvenus à un accord préliminaire pour verser une nouvelle aide à ce pays en proie à la crise et à la violence. (Samedi 4 mars 2017)

Le FMI et l'Ukraine sont parvenus à un accord préliminaire pour verser une nouvelle aide à ce pays en proie à la crise et à la violence. (Samedi 4 mars 2017)

Keystone
Un pompier dégage des débris à la suite des bombardements des forces pro-russes. (Image du 25 février 2017)

Un pompier dégage des débris à la suite des bombardements des forces pro-russes. (Image du 25 février 2017)

AFP

L'Occident a menacé ce vendredi 6 mars la Russie de nouvelles sanctions en cas d'«agression majeure» en Ukraine. La situation reste très fragile sur le terrain, malgré la poursuite du retrait des armes lourdes le long de la ligne de front dans l'Est séparatiste prorusse.

«Nous devons être très clairs sur le fait que l'Union européenne restera unie sur la question des sanctions, sur le fait que les sanctions doivent être maintenues jusqu'à ce que les accords de Minsk soient totalement respectés», a déclaré le chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond, à Varsovie.

«Nous allons préparer d'éventuelles nouvelles sanctions, qui pourront être imposées rapidement en cas de nouvelle action allant dans le sens d'une agression majeure de la part de la partie russe ou bien si les obligations découlant de l'accord de Minsk ne sont pas respectées», a-t-il ajouté.

Crainte pour Marioupol

A ses côtés, son homologue polonais Grzegorz Schetyna a précisé que ces nouvelles sanctions pourraient être imposées par exemple si les séparatistes attaquent Marioupol. Kiev redoute que ce port sur la mer d'Azov ne constitue le prochain objectif des séparatistes.

Sa prise faciliterait l'établissement d'une continuité territoriale entre les territoires sous leur contrôle de l'Est ukrainien et la Crimée, annexée il y a un an par la Russie.

Les deux ministres ont également estimé qu'une éventuelle exclusion de la Russie du système bancaire SWIFT serait une mesure «extrême», utilisable seulement en dernier recours. Grzegorz Schetyna l'a comparée à «l'arme nucléaire».

En visite à Riga, où elle doit rencontrer les ministres des affaires étrangères des Vingt-Huit, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, a elle aussi affirmé que de nouvelles sanctions contre Moscou étaient toujours une option si le cessez-le-feu devait échouer. Elle a toutefois estimé que la «tendance était positive, même si ce n'est pas parfait».

«Milliers» de soldats russes en Ukraine

Mercredi, la secrétaire d'Etat adjointe américaine pour l'Europe, Victoria Nuland, a affirmé que «des milliers et des milliers» de soldats russes et leurs équipements militaires étaient présents dans l'est de l'Ukraine, une accusation aussitôt rejetée par la Russie.

Le secrétaire général adjoint de l'Otan, Alexander Vershbow, a néanmoins renchéri que les soldats russes mouraient «en grand nombre» dans les combats en Ukraine, et dénoncé les «actions agressives de la Russie» dans ce pays.

L'éventualité d'imposer de nouvelles sanctions contre la Russie a également été évoquée au téléphone jeudi soir par le président ukrainien Petro Porochenko et la chancelière allemande Angela Merkel, selon un communiqué de la présidence ukrainienne.

(ats)

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