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RUSSIEMoscou menace l'Union Européenne et les États-Unis

«Les conséquences de cette politique destructive et à courte vue vont être très concrètes», a assuré Moscou suite aux sanctions.

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Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)

Keystone
De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)

De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)

AFP
Un char endommagé de l'armée ukrainienne abandonné à proximité d'un jardin d'enfants détruit dans le village de Kominternove, dans l'est du pays. (6 septembre 2014).

Un char endommagé de l'armée ukrainienne abandonné à proximité d'un jardin d'enfants détruit dans le village de Kominternove, dans l'est du pays. (6 septembre 2014).

Keystone

Les sanctions américaines sont «tirées par les cheveux» et celles de Bruxelles prouvent «l'incapacité de l'UE à jouer un rôle autonome dans les affaires mondiales», a fustigé mercredi la Russie. Les mesures qui la visent sont les plus sévères jamais prises depuis la fin de la Guerre froide.

«Les conséquences pour Washington de cette politique destructive et à courte vue vont être très concrètes», a assuré le ministère russe des Affaires étrangères qui a dénoncé une politique européenne qui «ne se fonde plus aujourd'hui sur des faits vérifiés, mais est dictée par Washington». Il a qualifié les mesures prises à son encontre d'«antirusses».

Mesures drastiques

La Russie réagissait à la décision prise mardi par Washington d'imposer de nouvelles sanctions aux secteurs clés de l'énergie, de l'armement et de la finance.

L'UE a de son côté décidé de bloquer l'accès des entreprises et banques russes aux marchés financiers européens et d'interdire toute vente d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie. La Norvège a affirmé «étudier de près les mesures» prises par les 28 Etats membres afin éventuellement de les adopter également.

Désormais se pose pour le Conseil fédéral la question de la ligne à suivre: emboîter le pas aux grandes puissances ou adopter une autre voie?

Menaces du G7

Dans un communiqué commun diffusé par la Maison Blanche, les pays du G7 - Royaume-Uni, France, Canada, Allemagne, Italie, Japon et Etats-Unis - ont à leur tour condamné le rôle déstabilisateur de la Russie et brandi la menace de nouvelles sanctions.

«Nous condamnons l'attaque tragique du vol 17 de Malaysia Airlines et la mort de 298 civils innocents. Nous exigeons une enquête internationale, rapide, exhaustive, transparente et qui se fasse sans entraves», ajoutent-ils.

Réunion bipartite en Biélorussie

La Biélorussie a quant à elle fait savoir qu'elle s'apprête à accueillir des discussions entre des représentants de Kiev, de Moscou et de l'OSCE au sujet de la crise ukrainienne. Aucune information n'a filtré sur la présence d'émissaires des rebelles séparatistes.

Les services du président biélorusse Alexandre Loukachenko ont déclaré que «toutes parties concernées» avaient été invitées. Le bureau du président n'a pas donné de date pour la tenue des discussions.

Site du crash peut-être miné

En ce qui concerne les investigations autour du crash du Boeing de la Malaysia Airlines, les enquêteurs de la police australienne et néerlandaise ont dû renoncer pour la quatrième journée consécutive à se rendre sur le site où gisent encore de nombreuses dépouilles ainsi que les débris de l'appareil.

Des informations faisant état de la présence de mines antipersonnel dans les environs n'ont pas pu être confirmées de source indépendante. Selon un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, les rebelles ont fortifié leur présence dans ce secteur et déployé des pièces d'artillerie en plus des mines.

Le responsable de la mission néerlandaise Pieter Jaap Aalbersberg a pour sa part affirmé dans un communiqué «continuer à essayer d'accéder à la zone dans les prochains jours, mais il faudra encore s'assurer que la situation devienne plus sûre».

Au moins 5 tués

Et les combats entre forces ukrainiennes et séparatistes se poursuivent. L'armée de Kiev a continué à regagner du terrain et annoncé avoir repris aux séparatistes la ville d'Avdiivka, à une dizaine de kilomètres de Donetsk, principale place forte de la rébellion. Les combats à Gorlivka, une autre ville proche de Donetsk, ont fait cinq tués en 24 heures, selon l'agence Interfax.

Les forces ukrainiennes cherchent à isoler les insurgés, retranchés essentiellement dans une zone entre les villes de Donetsk et de Lougansk, proche de la frontière.

Mission de l'OSCE à la frontière

De leur côté, les observateurs de l'OSCE ont entamé une mission de surveillance sur deux points de contrôle à la frontière russo-ukrainienne dans le sud de la Russie, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères. Il n'a pas précisé quand leur mission s'achèvera.

«La surveillance des points de contrôle de Donetsk et de Goukovo sera assurée par 16 observateurs de l'OSCE vingt-quatre heures sur vingt-quatre», a indiqué le ministère dans un communiqué.

(ats)

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