Otan: Moscou pourrait continuer à faire face à des sanctions
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OtanMoscou pourrait continuer à faire face à des sanctions

Le chef de l'Otan veut maintenir les sanctions contre la Russie. Il reproche à Moscou une attitude agressive à l'égard de l'Ukraine.

Jens Stoltenberg a réaffirmé son souhait d'un cessez-le-feu «immédiat», évoquant «la responsabilité significative» de la Russie pour y parvenir. (Image d'archives)

Jens Stoltenberg a réaffirmé son souhait d'un cessez-le-feu «immédiat», évoquant «la responsabilité significative» de la Russie pour y parvenir. (Image d'archives)

Reuters

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a jugé mercredi «important» de maintenir les sanctions économiques imposées en 2014 par les Etats-Unis et l'Union européenne contre la Russie. Il reproche à Moscou «une attitude agressive» à l'égard de l'Ukraine.

Cette déclaration intervient alors que l'UE discute d'une prolongation de ces sanctions, dont certains Etats membres critiquent l'efficacité et le coût économique.

Tant que les accords de Minsk, censés mettre fin au conflit dans l'est de l'Ukraine entre forces loyalistes et rebelles prorusses, ne sont pas respectés, «la communauté internationale doit maintenir la pression sur la Russie pour qu'elle respecte ses obligations», a déclaré M. Stoltenberg.

Il s'exprimait à l'issue d'une réunion à Bruxelles des 28 chefs de la diplomatie de l'Alliance avec leur homologue ukrainien Pavlo Klimkine.

Energie, défense, banques

Imposées en juillet 2014 après la destruction du vol MH17 de la Malaysia Airlines au-dessus de l'est séparatiste de l'Ukraine (298 morts, en majorité néerlandais), ces lourdes sanctions économiques de l'UE ont été régulièrement reconduites depuis deux ans. Elles ciblent les secteurs de l'énergie, de la défense ou encore des banques russes.

Actuellement en vigueur jusqu'au 31 janvier 2017, elles font l'objet de débats parmi les Etats membres car elles ont entraîné des mesures de rétorsion russes frappant en particulier les agriculteurs européens.

Mais l'UE devrait néanmoins décider prochainement de les prolonger à nouveau, comme l'a dit mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Violations en hausse

Selon Jens Stoltenberg, il y a eu en novembre dans l'est de l'Ukraine «une augmentation massive des violations du cessez-le-feu et elles se poursuivent», «avec des centaines d'explosions causées chaque jour» par de l'artillerie lourde, «des équipements bannis par les accords de Minsk».

Il a réaffirmé son souhait d'un cessez-le-feu «immédiat», évoquant «la responsabilité significative» de la Russie pour y parvenir.

Alors que Kiev et Moscou se rejettent la responsabilité de la violation des accords de Minsk, M. Stoltenberg a assuré que Pavlo Klimkine lui avait «reconfirmé l'engagement de l'Ukraine» à les respecter.

Les sanctions économiques sont un des volets des mesures punitives décidées par l'UE depuis deux ans et demi contre Moscou pour sanctionner l'annexion jugée illégale de la Crimée et les atteintes à l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

(ats)

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