Nucléaire iranien - Moscou «table» sur la sauvegarde de l’accord
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Nucléaire iranienMoscou «table» sur la sauvegarde de l’accord

La Russie pense que l’accord sur le nucléaire iranien peut être maintenu, si les Etats-Unis y participent à nouveau. L’Union européenne est montrée du doigt par Moscou.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, croit encore à l’accord sur le nucléaire iranien, mais critique l’Union européenne.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, croit encore à l’accord sur le nucléaire iranien, mais critique l’Union européenne.

AFP

La Russie a dit, mardi, tabler sur la sauvegarde de l’accord sur le nucléaire iranien si les Etats-Unis reviennent dans celui-ci, tout en accusant l’Union européenne de menacer les pourparlers en sanctionnant l’Iran sur le dossier des droits humains. «Nous tablons sur le fait qu’on pourra sauvegarder l’accord et que Washington reviendra enfin à la mise en œuvre pleine et entière de la résolution correspondante de l’ONU», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’une visite à Téhéran.

Il a une nouvelle fois appelé les Etats-Unis à lever les sanctions adoptées contre Téhéran, depuis leur sortie de l’accord décidée par la précédente administration de Donald Trump. Le chef de la diplomatie russe s’en est ensuite pris avec virulence à l’UE qui, selon lui, menace les efforts en cours en ayant annoncé lundi, sanctionner huit responsables de la sécurité iranienne pour leur rôle dans la répression violente des manifestations en novembre 2019.

«Dans l’UE, il n’y a aucune coordination, la main droite ne sait pas ce que fait la gauche, c’est malheureux», a-t-il dit. «Si cette décision a été prise de manière volontaire en pleine négociation à Vienne pour sauver (l’accord sur le nucléaire), alors ce n’est plus malheureux, c’est une erreur qui serait pire qu’un crime», a-t-il lâché.

«Un très mauvais pari»

Les Israéliens, que Téhéran accuse d’avoir saboté dimanche, une usine d’enrichissement d’uranium à Natanz, dans le centre de l’Iran, ont fait «un très mauvais pari», a déclaré mardi le chef de la diplomatie iranienne, Mohamamad Javad Zarif. «Ce qu’ils ont fait à Natanz, ils ont pensé que cela serait au désavantage de l’Iran (…) je vous assure que dans un futur proche, Natanz va passer à des centrifugeuses plus perfectionnées (…) Les Israéliens (…) ont fait un très mauvais pari», a déclaré M. Zarif, lors d’un point de presse, à Téhéran.

(AFP)

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