Hockey sur glace: Moser: «Peut-être avons-nous été trop naïfs»
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Hockey sur glaceMoser: «Peut-être avons-nous été trop naïfs»

Samedi soir au Hallenstadion, le but en prolongation de Pius Suter a mis fin au rêve bernois d'aligner un troisième titre de rang. Mais les hommes de Kari Jalonen n'ont pas à rougir, car ils sont tombés sur des Zurich Lions très convaincants.

par
ats
Keystone

Difficile de trouver meilleure publicité pour le hockey sur glace helvétique que cette série de demi-finale entre Zurich et Berne. Six matches de très haut niveau entre deux formations très proches et au final un but en overtime qui consacre l'équipe qui avait un petit quelque chose en plus. Certains parleront de chance, puisque les Bernois ont été à quelques millimètres d'un septième match à domicile. Mais la canne de Lukas Flüeler, pourtant lâchée par le portier, en a décidé autrement en écartant le lancer de Mark Arcobello. Pour paraphraser Pelé, Arcobello pourra dire plus tard: «J'ai marqué, mais la canne de Flüeler l'a arrêté.»

Quelques instants après, Pius Suter a eu le puck de match devant le but vide et il l'a manqué. Seulement les Zurichois ont eu droit à un second essai peu de temps après et Suter n'a pas raté la cible sur une offrande de Pettersson. «Ce fut un duel de très haut niveau», a d'ailleurs souligné Simon Bodenmann. Son septième but des play-off, le 1-1 à la 9e, n'a pas suffi. Il se consolera un tout petit peu en se disant qu'il rejoindra la saison prochaine des Zurich Lions déjà particulièrement impressionnants sans lui. Mais après le match, la déception prédominait logiquement: «Après la saison régulière, nous avions de grandes ambitions. Du coup cette élimination en demi-finale est assez amère.»

Zurich a bien négocié les détails

Si l'élimination bernoise peut étonner, c'est plutôt la septième place des Zurichois au terme de la saison régulière qui avait de quoi surprendre, tant le contingent du «Z» regorge de talents. «Peut-être avons-nous été trop naïfs, a commenté le capitaine des Ours, Simon Moser. Nous avons cru qu'on n'aurait pas besoin que tout le monde donne son maximum, mais c'était nécessaire. Ils ont joué plus intelligemment, ont commis moins d'erreurs en lisant très bien notre jeu et en nous compliquant considérablement la vie. Ils en voulaient davantage que nous au niveau des détails et ils ont été récompensés.»

Avec treize joueurs présents à Pyeongchang pour les Jeux, ce pourrait-il que les Ours aient ressenti de la fatigue? «Cela n'a joué aucun rôle, coupe Simon Moser. D'un point de vue de l'énergie, nous étions tous sur le même plan.» Bodenmann a en revanche relevé un point intéressant: «Ils avaient quatre lignes bien équilibrées.» Mike Künzle a inscrit trois buts contre Berne, Marco Miranda a distillé trois assists et Raphael Prassl deux. Du côté bernois, la quatrième ligne n'a pas eu le même impact.

Flüeler meilleur que Genoni

Et puis il y a le duel des gardiens remporté à distance par Flüeler. «J'aurais dû faire moins d'erreurs, a pesté Genoni en se montrant très critique sur sa performance. Je sais ce que je dois travailler. Sur les situations spéciales et notamment à 4 contre 5, je dois mieux paraître et jouer de manière plus agressive.» Et l'ancien portier de Davos de féliciter l'adversaire: «Ils ont vraiment bien joué. Ils ont fait preuve d'une très bonne assise défensive. C'était leur recette et elle a très bien fonctionné.»

Déçu du résultat, mais pas de la performance des joueurs, le CEO bernois Marc Lüthi n'était pas fâché au terme de la partie: «C'était un bon match, il n'y a pas matière à gueuler. Je perds mon sang-froid uniquement lorsque l'équipe ne se bat pas. Et là, on ne peut rien dire de négatif aux joueurs.» Pour Lüthi, ce Zurich-là ressemble au SCB d'il y a deux saisons qui avait terminé 8e du championnat régulier avant de remporter le titre: «Ils sont dans une situation identique, en mission. Ils débarquent de nulle part et la machine se met en route. Donc félicitations à Zurich, même si cela ne vient pas du plus profond de mon cœur.»

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