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FootballMossi: «Pour franchir un palier, il faut prendre des risques»

Après cinq mois de chômage, Anthony Mossi a retrouvé de l’embauche au FC Wil, dont il a défendu la cage pour la première fois lors de la défaite face au Lausanne-Sport (5-0) vendredi.

par
Sport-Center
Anthony Mossi devra travailler dur pour se faire une place à Wil.

Anthony Mossi devra travailler dur pour se faire une place à Wil.

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Anthony Mossi aurait pu être dépité en sortant des vestiaires de la Pontaise, vendredi. «Son» FC Wil venait d’être battu par le LS et, surtout, le gardien jurassien avait dû aller rechercher cinq fois le ballon au fond de ses filets. Pas idéal pour une première sous ses nouvelles couleurs.

Pire, le premier des cinq buts n’aurait pas dû être accordé, Andi Zeqiri l’ayant inscrit de la main. «Vous lui demanderez directement ce qu’il en pense. Tout à l’heure, il m’a avoué qu’il s’était aidé du bras», a glissé Anthony Mossi, qui n’en voulait pas du tout au jeune attaquant lausannois et qui a préféré sourire de la situation. Déjà parce qu’il n’était en rien responsable de la déroute saint-galloise. Ensuite parce qu’il tenait à savourer son retour aux affaires.

«Ce qu'on entend sur Chiasso, c'est vrai»

Ces six derniers mois, l’international congolais a dû se contenter de quelques apparitions avec sa sélection. Cantonné au banc du FC Chiasso en fin de saison dernière après avoir disputé intégralement les 32 premières journées, l’ancien du FC Le Mont n’a pas souhaité prolonger l’aventure tessinoise. «Je vous passe les détails, mais tout ce qu’on entend sur Chiasso, à commencer par les salaires en retard, c’est vrai. Continuer là-bas n’était pas une option.»

Au mois de juin, Anthony Mossi défendait les couleurs de la République démocratique du Congo à la Coupe d’Afrique des nations. En juillet, après une élimination en huitièmes de finale contre Madagascar, le voilà de retour à la maison et… sans club. «On peut dire que je suis passé par tous les états d’âme, se marre-t-il franchement. J’ai vécu d’intenses émotions et, d’un coup, plus rien.»

SLO: «Pas au bon moment»

Stade-Lausanne-Ouchy a bien tenté de s’approcher du Jurassien pour lui offrir un poste en Challenge League, mais le dernier rempart n’a pas souhaité aller plus loin avec le club de Vidy. «Je pense que le projet ne m’a pas été exposé de la meilleure des manières. Et pas franchement au bon moment non plus, puisque je me trouvais à la CAN.» La dimension sportive et le fait de rejoindre un néo-promu l’ont-ils retenu? «Parfois, pour franchir un palier, il faut prendre des risques. C’est ce que j’ai fait et je ne suis pas mécontent de mon choix.»

La patience lui a donné raison. Après Bienne, Delémont, Le Mont et Chiasso, c’est le FC Wil qu’Anthony Mossi découvre depuis la semaine dernière. Clairement la catégorie d’au-dessus. Et s’il a été embauché pour compenser la suspension de deux matches de Zivko Kostadinovic, le Jurassien n’a pas l’intention de se contenter d’une place du numéro 2. «Je suis content de pouvoir faire mes preuves dès mon arrivée au club, mais Zivko, c’est un super gardien. Si j’en veux plus, je vais devoir me battre.»

Sauf immense surprise, Anthony Mossi devrait donc bénéficier d’une deuxième chance de faire bonne impression samedi contre Schaffhouse. Et cette fois, il n’entend pas en prendre cinq.

Florian Vaney

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