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FOOTBALLMoubandje: «Je pense que j'ai marqué des points, oui»

Le latéral gauche de Toulouse n'a pas raté ses débuts internationaux. Il était tout sourire au sortir de la douche.

par
F.M./R.Ty
Saint-Gall
François Moubandje a été très en vue sur son flanc gauche, samedi soir à Saint-Gall.

François Moubandje a été très en vue sur son flanc gauche, samedi soir à Saint-Gall.

Keystone

François Moubandje était tout à la joie de cette première victoire sous le maillot de l'équipe de Suisse. «Je pense que j’ai marqué des points, puisque l’équipe a gagné. Mais si j’avais pu délivrer une passe décisive, j’en aurais marqué encore plus! Le coach a décidé de me sortir, car j’étais sous la menace d’un deuxième jaune. C'est ce qu'il m'a dit.»

Petkovic à son sujet, justement: «Il a eu quelques problèmes pour entrer dans le match, mais ensuite il est monté en puissance. Pour une première apparition, il a réalisé une belle performance.»

Comme tous ses coéquipiers, l'ancien Servettien ne s'est jamais affolé. «Je sentais qu’on allait marquer, et qu’une fois qu’on aurait marqué, le match allait se débloquer. Mieux vaut tard que jamais. Je dédie ce premier match à ma famille, qui m’a toujours soutenue. Elle était présente ici à Saint-Gall, notamment mon frère et ma sœur.»

Dans les tribunes, certains spectateurs n'ont pas hésité à comparer Moubandje à David Alaba (Bayern Munich): «C'est un joli compliment, merci, sourit Moubandje. Mais mon modèle reste Marcelo, du Real Madrid. C'est en m'inspirant de sa manière de jouer que je vais continuer de travailler, et de progresser.»

Et du coup, Moubandje ne portera jamais le maillot camerounais. «C'est vrai, j'ai choisi la Suisse. Mais je n'ai jamais vraiment hésité.» Il ne se trouvera personne pour s'en plaindre en Suisse.

ILS ONT DIT

Josip Drmic: «Sur mon,but, je n'ai rien compris. Je saute, je suis au duel avec mon adversaire direct et je vois le gardien arriver. Mais je ne sais pas où est le ballon, je ne sais même pas si je le touche ou pas. L'inscription «Magi» sur mon pull? C'est pour mon oncle, qui est atteint par le cancer et qui avait son anniversaire ce samedi.»

Xherdan Shaqiri:«Après le premier but, tout est devenu plus facile. D'un point de vue personnel, ça fait effectivement du bien de marquer deux fois. Mais l'important, c'était qu'on gagne. Mon but de la tête? (Il rit)Ce n'est pas fréquent, j'avoue. J'en suis d'autant pus fier.»

Johan Djourou: «On a eu du déchet, il ne faut pas se le cacher. Mais il importait de rester compact et stable. Dès le moment où la défense tient, on sait qu'on peut marquer à tout moment. Et aujourd'hui, on arrive à prendre ce genre de matches en main, ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé.»

Valom Behrami: «Forcément, quand tu ne marques pas, tu deviens un peu plus nerveux. Mais à la mi-temps, le coach avait insisté pour que l'on garde notre calme. Et on a su rester positif jusqu'à l'ouverture du score.»

Haris Seferovic: «Bien sûr que j'aurais aimé marquer. Mais le gardien d'en face a été incroyable, notamment sur mon coup de tête: c'est fou, le réflexe qu'il a eu! L'important reste que l'on a réussi à faire la différence.»

Gelson Fernandes: «Au fil des minutes, il y avait une certaine impatience. Pas de la nervosité, mais une forme de crainte. Il fallait qu'il y ait cette libération sous forme de premier but. Mais on a toujours su garder le ballon dans nos pieds et en faire bon usage.»

Propos recueillis par Renaud Tschoumy, Saint-Gall

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