Humanitaire: MSF arrête ses opérations de secours en Méditerranée
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HumanitaireMSF arrête ses opérations de secours en Méditerranée

L'organisation Médecins Sans Frontières a indiqué mardi qu'elle considérait que le dispositif établi sans le recours spécifique à son bateau était suffisant pour faire face aux besoins.

En huit mois, le navire de MSF sera venu en aide à plus de 20'000 migrants en Méditerranée.

En huit mois, le navire de MSF sera venu en aide à plus de 20'000 migrants en Méditerranée.

DR-MÉDECINS SANS FRONTIÈRES-ARCHIVES

Le bateau de recherche et de sauvetage de Médecins Sans Frontières (MSF) ne secourra plus de migrants en Méditerranée. En huit mois, le navire sera venu en aide à plus de 20'000 personnes.

Il est retourné au port pour la dernière fois le 30 décembre. Avec l'arrivée de l'hiver, les traversées ont été moins nombreuses. MSF a indiqué mardi qu'elle considérait que le dispositif sans son bateau était suffisant pour faire face aux besoins.

L'ONG appelle toutefois l'UE à prendre des mesures de sauvetage adaptées lorsque les arrivées seront à nouveau en hausse. Elle reste en place dans le cas où les milliers de migrants attendus dans les prochains mois ne seraient pas protégés. Au total, 20'129 personnes ont été prises en charge directement en 2015 dans le bateau de MSF.

Aucune personne «n'aurait pu être mise en sécurité sans cette intervention», a souligné le chef des opérations de migration pour l'ONG, Stefano Argenziano. En ajoutant les transferts sur d'autres navires, l'ONG a assisté près de 23'000 personnes.

MSF a aussi participé à 120 opérations distinctes en acheminant de manière sécurisée des migrants à plus de 80 reprises en Italie. Parmi les personnes secourues sur son embarcation, 43% avaient besoin de soins médicaux.

En 2015, un million de migrants sont arrivés en Europe. Au moins 3771 personnes sont décédées en Méditerranée. Les opérations de sauvetage ne peuvent arrêter le flot des victimes, affirme MSF. Et elle demande aussi des politiques et des pratiques pour lancer des accès «sécurisés et légaux» à l'UE face à un afflux trop important sur de nombreux bateaux.

(ats)

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