Yémen: MSF évacue son personnel de six hôpitaux

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YémenMSF évacue son personnel de six hôpitaux

Après de violents raids sur des hôpitaux, Médecin sans frontières a décidé de prendre des mesures, jeudi.

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Afin de prévenir la propagation de la pandémie, la coalition militaire menée Ryad observera un arrêt des combats dès jeudi. (7 avril 2020)

Afin de prévenir la propagation de la pandémie, la coalition militaire menée Ryad observera un arrêt des combats dès jeudi. (7 avril 2020)

AFP
La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

AFP
La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

AFP

Médecins sans frontières (MSF) a annoncé jeudi l'évacuation de son personnel de six hôpitaux du nord du Yémen, après un raid aérien lundi contre un établissement que l'organisation non gouvernementale appuyait et qui a fait 19 morts et 24 blessés.

La décision d'évacuer le personnel «n'est jamais prise à la légère» mais «en l'absence d'assurances crédibles que les parties au conflit respecteront le statut protégé des structures de soins, du personnel soignant et des patients, il n'y a pas d'autres solutions», a expliqué l'ONG dans un communiqué.

Quatrième fois

D'après MSF, c'est la quatrième fois qu'une structure qu'elle soutient est touchée au Yémen, ravagé par la guerre depuis un an et demi. L'ONG affirme pourtant avoir rencontré «à deux reprises» à Ryad ces huit derniers mois «des responsables de haut rang de la coalition» arabe sous commandement saoudien, qui intervient en soutien au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles yéménites, afin d'obtenir «l'assurance que les attaques sur les hôpitaux cesseraient».

«Les bombardements aériens ont continué, alors que MSF avait systématiquement communiqué aux parties au conflit les coordonnées GPS des hôpitaux où ses équipes travaillent», a déploré l'ONG.

Zone contrôlée

Le raid de lundi a frappé l'hôpital d'Abs, dans la province de Hajja (nord), une zone contrôlée par les rebelles houthis alliés à des soldats restés fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh. Les six hôpitaux évacués «continueront à fonctionner» avec le personnel local, a indiqué MSF.

La coalition arabe sous commandement saoudien engagée au Yémen a ouvert mardi une enquête «indépendante» après le raid, qui avait provoqué une vive indignation internationale.

Les bombardements s'intensifient

Les bombardements aériens de la coalition arabe se sont intensifiés le 9 août dernier après l'échec de négociations de paix qui se déroulaient depuis trois mois au Koweït sous l'égide de l'ONU.

Mardi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a actualisé le bilan des victimes du conflit yéménite entre le 19 mars 2015 et le 15 juillet 2016, qui s'établit à 6.571 morts et 32.856 blessés, dont de nombreux civils. Quelque 80% de la population a besoin d'une assistance humanitaire, selon l'ONU.

Entre la destruction de centaines de structures et la pénurie d'électricité, d'eau potable et de médicaments, le système de santé est en passe de s'effondrer au Yémen, avertissait en avril l'OMS.

(AFP)

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