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JO de TokyoMujinga Kambundji bonne 7e sur 200m, Thompson-Herah a vu double

La Suissesse Mujinga Kambundji, 6e sur 100 m, a presque fait aussi bien sur le 200 m des JO de Tokyo. La Bernoise a bouclé sa 2e finale olympique en 22''30. Elaine Thompson-Herah a réussi le doublé 100/200.

La Bernoise est une femme heureuse.

La Bernoise est une femme heureuse.

AFP

Septième chrono des demi-finales (22''26, record de Suisse égalé) et septième meilleur record personnel parmi les engagées, la Bernoise de 29 ans a logiquement fini 7e de sa 2e finale de ces Jeux. Une nouvelle satisfaction pour elle et qui promet pour le relais 4x100 m suisse du week-end à venir.

«Je suis quand même contente, même si ce n'était pas ma meilleure course de la semaine, a dit la sprinteuse au micro de la RTS. C'est OK, deux finales olympiques. Mais je pense que je réaliserai tout ça quand je serai de retour à la maison. C'était mon but et je savais qu'il serait difficile à atteindre, vu le niveau en année olympique. Je suis heureuse de l'avoir fait, même s'il y a encore les relais...»

La médaille d'or a été remportée par la Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah, qui a parcouru le demi tour de piste en 21''53. Elle a devancé la Namibienne Christine Mboma (21''81, record du monde espoirs) et l'Américaine Gabrielle Thomas (21''87).

Thompson-Herah confirme qu’elle est à 29 ans la meilleure sprinteuse du monde depuis cinq ans. Elle est la première femme à réussir le «double-double» 100 et 200 m sur deux éditions consécutives des Jeux olympiques. Après avoir établi le 2e chrono le plus rapide de l’histoire sur 100 m, elle a récidivé sur 200 m avec le temps de 21’’53, à 19 centièmes du record de l’Américaine Florence Griffith-Joyner établi aux Jeux de Séoul en 1988, qui paraît de moins en moins intouchable.

Hyperandrogénie

Thompson-Herah s’est détachée dans la ligne droite, où la Namibienne Mboma a fait un retour phénoménal. Cette dernière, au départ très hésitant techniquement, possède un finish ravageur, qu’elle a révélé au monde cette saison. La Namibienne a d’abord sévi sur 400 m en devenant la 7e meilleure performeuse de tous les temps fin juin. Mais son comité olympique avait annoncé quelques jours plus tard qu’elle ne pourrait pas s’aligner sur la distance aux JO, étant concernée par le règlement sur l’hyperandrogénie.

Elle a couru son premier 200 m de haut niveau le 29 mai en 22’’73 avant de se consacrer pleinement à la distance. En cinq courses, finale olympique incluse, elle a gagné près d’une seconde pour décrocher l’argent en 21’’81. Elle devient seulement la deuxième médaillée olympique de l’histoire de la Namibie tous sports confondus, après le sprinteur Frankie Fredericks, star des années 1990 (argent sur 100 et 200 m en 1992 et 1996).

Gabrielle Thomas a ouvert son palmarès international avec le bronze à 24 ans, sauvant l’honneur des Etats-Unis sur le sprint court féminin (pas de médaille sur 100 m).

(AFP)

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