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AthlétismeMujinga Kambundji, le grand retour

La sprinteuse bernoise, blessée à deux reprises l’année passée, retrouvera la compétition jeudi à Langenthal. Elle s’en réjouit, même si elle ne sait pas encore où elle se situe. Mais une chose est sûre: elle a Tokyo dans le viseur!

par
Renaud Tschoumy
Mujinga Kambundji a les Jeux de Tokyo dans le viseur.

Mujinga Kambundji a les Jeux de Tokyo dans le viseur.

AFP

Mujinga Kambundji renouera avec la compétition jeudi, à l’occasion du meeting de l’Ascension de Langenthal, où elle s’alignera sur 300 mètres. La sprinteuse bernoise de 28 ans, seule et unique médaillée mondiale de l’histoire du sprint suisse (le bronze sur 200 m en 2019 à Doha), n’a pas été épargnée par la guigne après la pause forcée due au Covid-19 au printemps 2020.

Contrainte de mettre un terme à sa saison estivale en raison d'une blessure à une cuisse, en août dernier, elle avait ensuite dû faire l'impasse sur la saison indoor: début décembre, elle a en effet été victime d’une fracture du métatarse, suite à un faux mouvement à l’entraînement. «Ces deux blessures ont été difficiles à accepter, explique-t-elle en préambule. Surtout la deuxième: d’abord parce qu’elle était plus grave – un os cassé, c’est autrement plus embêtant qu’une blessure musculaire; ensuite parce que je me réjouissais vraiment de faire une saison pleine en salle.»

Kambundji a donc dû revoir ses plans. Mais à chaque chose malheur est bon, dit le proverbe. La sprinteuse confirme: «Comme j’ai dû faire une croix sur la saison en salle, j’ai pu me faire une bonne base en prévision de la saison estivale qui commence. Après ma fracture, j’ai pu faire de la force assez vite, puis je me suis progressivement remise à courir, et là, cela fait deux à trois mois que je m’entraîne normalement.»

Mujinga Kambundji après sa troisième place sur 200 m, en 2019 aux Mondiaux de Doha.

Mujinga Kambundji après sa troisième place sur 200 m, en 2019 aux Mondiaux de Doha.

AFP

Pour autant, Mujinga Kambundji ne sait pas très bien où se situer. «Je serai fixée après mes premières courses, dit-elle. Mes chronos à l’entraînement sont bons, mais il n’y a que les courses pour savoir vraiment où l’on en est. Donc, si je me sens très bien, je ne peux pas encore vous dire comment se passera mon retour à la compétition.» Après Langenthal, Kambundji s’alignera sur 200 mètres à Ostrava, puis sur 100 mètres à Weinheim, avant de retrouver la Diamond League le 10 juin à Florence, sur 200 mètres.

Avec, à l’horizon, les Jeux olympiques de Tokyo, son grand objectif de la saison. «Toutes les compétitions auxquelles je participerai d’ici aux Jeux me serviront de préparation, explique-t-elle. A ce titre, les premiers meetings me serviront de repères. Le but est que je retrouve mes sensations le plus vite possible, mais aussi que l’on puisse voir à quel niveau je dois encore travailler pour m’améliorer.»

Privée de compétition pendant huit mois, Mujinga Kambundji piaffe donc d’impatience. «Je suis très curieuse de voir comment cela va se passer», lâche-t-elle en conclusion. Curieuse, mais surtout motivée.

Mujinga Kambundji en action, ici lors d’une exhibition à Zurich, en juillet 2020.

Mujinga Kambundji en action, ici lors d’une exhibition à Zurich, en juillet 2020.

AFP

Mujinga Kambundji effectuera son retour à la compétition jeudi, à l'occasion du meeting de l'Ascension qui se disputera à Langenthal. La sprinteuse bernoise de 28 ans s'alignera sur 300m. Il s'agira de la première course de Kambundji depuis le mois d'août dernier. Contrainte de mettre un terme à sa saison estivale en raison d'une blessure à une cuisse, elle avait ensuite dû faire l'impasse sur la saison indoor suite à une fracture du métatarse. Kambundji sera de retour en Diamond League le 10 juin à Florence, après s'être encore testée à Ostrava (200m), puis à Weinheim (100m).

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