Ski alpin: Murisier: «Je ne m’entraîne pas pour faire de la peau de phoque»
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Ski alpinMurisier: «Je ne m’entraîne pas pour faire de la peau de phoque»

Le skieur valaisan n’a pas du tout apprécié le second parcours tracé par le coach de Kristoffersen lors du géant de Lenzerheide. Et il l’a fait savoir.

par
Sylvain Bolt
(Lenzerheide )
Ugo Curty
Justin Murisier ne gardera pas un très bon souvenir du dernier géant de la saison. 

Justin Murisier ne gardera pas un très bon souvenir du dernier géant de la saison.

AFP

Justin Murisier a rétrogradé de la sixième à la seizième place. Le Valaisan n’a pas trouvé la solution sur la deuxième manche du géant des finales de Lenzerheide.

«Je n’ai pas réussi à m’adapter à ce tracé qui tournait énormément. C’était de la peau de phoque de haut en bas. Il n’y avait aucune vitesse. Si on s’entraîne toute l’année, c’est pour faire du ski alpin.»

«On ne pouvait pas tourner nos skis qui font près de deux mètres. Ce n’était pas beau et ça ne donne pas envie aux gens.

Justin Murisier

Le skieur de Bruson n’a pas du tout apprécié le traçage d’Einar Witteween, le coach d’Henrik Kristoffersen. «On ne pouvait pas tourner nos skis qui font près de deux mètres. Ce n’était pas beau et ça ne donne pas envie aux gens.»

Justin Murisier a sa solution pour éviter ce genre de mauvaises surprises. «La FIS trace les parcours en fonction de la piste et des conditions de neige en vitesse. Ce pourrait aussi être le cas en technique. Il ne faut pas que les nations et les entraîneurs tracent.»

Une saison positive

Au terme des dix géants de la saison, le Bagnard tire un bilan positif de sa saison qui l’a vu terminer au dixième rang de la discipline.

«En Coupe du monde, ça ne sert à rien de faire des demi-manches.»

Justin Murisier

«Il y a eu de belles choses. Le podium en géant (ndlr: à Alta Badia) et cette cinquième place en super-G. Malheureusement, je n’ai pas réussi à garder la cadence en géant depuis les Mondiaux. J’ai manqué de constance. En Coupe du monde, ça ne sert à rien de faire des demi-manches.»

Le skieur de 29 ans se projette déjà sur l’hiver prochain. «Je vivrai ma deuxième année sur Head. J’espère vraiment avoir le temps cet été pour trouver les bons réglages dans toutes les conditions.»

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