Actualisé 11.03.2020 à 12:00

Mystère: 120 oiseaux tombent du ciel, morts

Thurgovie

Plus d’une centaine d’étourneaux sont tombés comme des pierres dans un village. L’événement reste pour l’heure incompréhensible.

par
lematin.ch
Les étourneaux volent habituellement par milliers.

Les étourneaux volent habituellement par milliers.

iStock

Le 29 février dernier dans le village thurgovien de Triboltingen, peu après 16 heures, «plus de 100 oiseaux sont tombés du ciel comme des pierres», relate le «St. Galler Tagblatt». Tous ont chuté dans un petit périmètre de quelque 50 mètres sur 50. La plupart sur la route principale. Certains dans la prairie voisine. «Un tiers d’entre eux bougeaient encore leurs ailes. Tous les autres étaient morts», raconte un témoin dans le quotidien alémanique.

Les oiseaux blessés sont décédés peu après. L’étrange cas a été géré par le service local de la chasse et de la pêche. Qui a finalement dénombré quelque 120 cadavres, tous d’étourneaux. Des corps ont été confiés à l’Université de Berne. Qui a estimé que les causes de leur mort étaient des traumatismes semblant découler d’un choc et des hémorragies pulmonaires.

Un éclair? Un avion?

Alors, que s’est-il passé? Mystère, explique le «St. Galler Tagblatt», qui a pourtant creusé de nombreuses hypothèses. La météo, d’abord. Ces étourneaux qui volent par milliers auraient pu être pris dans une tempête, frappés par un éclair? Non: ce jour-là le ciel était légèrement nuageux et le temps doux.

Les blessures laissent penser à un choc, par exemple une collision avec un grand bâtiment vitré. Mais il n’y en a aucun dans les environs. Et pas d’éoliennes non plus. Une collision avec un camion, alors? Ce n’est pas impossible mais improbable.

Autre thèse, un impact avec un avion. Mais consultés, des ornithologues expliquent qu’ils n’y croient pas car les étourneaux volent à basse d’altitude.

Enquête bouclée

Le quotidien alémanique a encore songé à un effet de la nouvelle technologie de téléphonie mobile 5G. Mais le centre ornithologique de Sempach, qui surveille des populations d’oiseaux depuis trente ans, n’a jamais constaté un tel effet qui pourrait être attribué au rayonnement.

Le mystère reste donc entier. Et peut-être ne connaîtra-t-on jamais le fin mot de cet étrange cas. Car du côté des autorités, comme les oiseaux n’ont pas été empoisonnés et ne souffraient d’aucune maladie, l’enquête est close…

Renaud Michiels

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