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JaponNagasaki se souvient de la 2e bombe atomique

Une minute de silence a été respectée dans la ville, 71 ans après le bombardement à l'initiative des Etats-Unis.

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Le premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'une cérémonie au mémorial de Nagasaki. (9 août 2015)

Le premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'une cérémonie au mémorial de Nagasaki. (9 août 2015)

Keystone
Le premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'une cérémonie au mémorial de Nagasaki. (9 août 2015)

Le premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'une cérémonie au mémorial de Nagasaki. (9 août 2015)

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Minute de silence devant le mémorial de Nagasaki en mémoire des 74'000 victimes de la bombe nucléaire lâchée le 9 août 1945, à 11h02. (9 août 2015)

Minute de silence devant le mémorial de Nagasaki en mémoire des 74'000 victimes de la bombe nucléaire lâchée le 9 août 1945, à 11h02. (9 août 2015)

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Trois jours après Hiroshima, les Japonais ont commémoré mardi l'attaque nucléaire qui a ravagé Nagasaki il y a 71 ans. Elle avait tué 74'000 personnes.

Une cloche a retenti et les habitants se sont figés pour une minute de silence dans cette cité du sud-ouest de l'archipel à 11h02 locales (04h02 en Suisse), l'heure exacte à laquelle la bombe atomique a explosé le 9 août 1945.

Visite de Obama

Devant une foule dense et les représentants de dizaines de pays, le maire de la ville, Tomohisa Taue, a évoqué la visite historique effectuée en mai par Barack Obama dans l'autre ville martyre, Hiroshima. Aucun président américain en exercice ne s'y était rendu auparavant.

«Par sa venue, le président a montré au reste du monde l'importance de voir, écouter et sentir les choses par soi-même», a-t-il estimé, invitant les dirigeants des pays possédant l'arme nucléaire et autres chefs d'Etat à faire de même. «Connaître les faits est le point de départ pour imaginer un avenir sans armes nucléaires».

Contradictions

Déjà très critique l'an dernier envers les nouvelles lois de défense renforçant les prérogatives de l'armée nippone, Tomihisa Taue a cette fois fustigé les «contradictions» du Japon. Il «prône l'abolition des armes nucléaires, tout en s'appuyant sur la dissuasion nucléaire» via son allié américain.

Le maire de Nagasaki a aussi appelé le gouvernement à «inscrire dans la loi les trois principes non nucléaires» édictés en 1967 (pas de développement/production, pas de possession, pas d'entrée sur le territoire), et à «créer une zone sans armes nucléaires en Asie du nord-est».

Tomihisa Taue a par ailleurs exhorté les jeunes générations à prêter une oreille attentive aux récits des «hibakusha» (survivants irradiés), dont l'âge moyen a dépassé 80 ans.

Fat Man

Baptisé «Fat Man», l'engin destructeur au plutonium tombé sur Nagasaki était initialement destiné à être largué sur la ville de Kokura, située plus au nord et où se trouvait une importante usine d'armement. Mais le bombardier B-29 changea de cible au dernier moment en raison d'une météo défavorable.

Trois jours plus tôt, «Little Boy», à l'uranium, avait anéanti Hiroshima, provoquant la mort de 140'000 personnes, dont la moitié avaient été tuées sur le coup. Ces deux bombes allaient précipiter la capitulation du Japon le 15 août 1945 et la fin de la Seconde guerre mondiale.

(ats)

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