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Partis politiquesNaissance du PLR vaudois sans opposition

Adieu radicaux et libéraux vaudois, place au Parti libéral-radical (PLR) du canton de Vaud. Réunie mercredi à Montreux (VD), l'assemblée constitutive a approuvé par acclamations la naissance du nouveau parti.

Les trois conseillers d'Etat vaudois, Philippe Leuba (PLR), Jacqueline De Quattro et Pascal Broulis (radicaux).

Les trois conseillers d'Etat vaudois, Philippe Leuba (PLR), Jacqueline De Quattro et Pascal Broulis (radicaux).

Après la fin du parti radical vaudois il y a trois semaines, le parti libéral s'est à son tour dissout mercredi en début de soirée. La voie était ainsi libre pour la fusion et l'arrivée du PLR sur sol vaudois, comme ailleurs en Suisse.

Une abstention

L'assemblée constitutive a réuni quelque 370 participants au Casino de Montreux. La fusion a été approuvée par l'ensemble des personnes présentes. Seule l'ancienne conseillère nationale libérale Suzette Sandoz s'est abstenue. «Le ciment PLR est pris», a déclaré Christelle Luisier, présidente des radicaux. Ce n'est pas «le mariage d'un borgne et d'un aveugle», a-t-elle poursuivi pour décrire la naissance du nouveau parti «plein d'avenir».

La conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro a parlé d'»un moment extraordinaire» et de son sentiment d'être enfin dans «une grande famille» qu'elle espérait depuis longtemps. Elle a rappelé que les libéraux et les radicaux avaient la plus longue tradition politique de Suisse. La fusion lance «un grand mouvement libéral décomplexé et progressiste», selon elle.

«Souffle nouveau»

Le ministre de l'économie Philippe Leuba lui a succédé à la tribune. A ses yeux, cette soirée est le signe d'»un souffle nouveau» et «une date dans l'histoire politique de ce canton». Il faut tourner le dos «aux querelles ancestrales qui n'ont que trop duré», a-t-il martelé.

Philippe Leuba a mis en avant la réussite économique du canton due en grande partie aux libéraux et aux radicaux. Il a déploré les discussions sur «les méfaits de la croissance économique» qui ont eu lieu au Grand Conseil vaudois alors que les autres pays d'Europe tirent le diable par la queue.

«Vaud s'en sort mieux», a renchéri le conseiller d'Etat Pascal Broulis. Il a appelé à continuer à créer de la richesse en misant sur l'équité et pas sur l'égalitarisme.

Frédéric Borloz président

L'assemblée constitutive s'est choisie enfin le président du PLR en la personne de Frédéric Borloz, 45 ans, syndic d'Aigle et président du groupe radical au Grand Conseil. Il a été élu par 297 voix sur 368 bulletins, contre Jacques Decosterd (67 voix).

Dans sa présentation, Frédéric Borloz a surtout insisté sur sa capacité à rassembler les personnes et sur son expérience de syndic qui sait dire «non» quand il le faut. Vaud était le dernier canton romand où libéraux et radicaux ne s'étaient pas encore unis. Il y a environ un an, durant l'été, les deux partis avaient fusionné dans le canton de Genève. Les Neuchâtelois avaient été les premiers à convoler, en juin 2008. Les libéraux n'auront donc plus qu'une section cantonale: Bâle-Ville.

(ats)

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