Football: Naples s'en sort «à la raclette»
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FootballNaples s'en sort «à la raclette»

L'équipe de Carlo Ancelotti n'a émergé que dans les arrêts de jeu en Sardaigne, maintenant un semblant de suspense en Serie A.

Milik dans ses œuvres. Son coup-franc victorieux a fait beaucoup de bien au FC Naples.

Milik dans ses œuvres. Son coup-franc victorieux a fait beaucoup de bien au FC Naples.

AFP

Naples a attendu le temps additionnel et un superbe coup franc de Milik pour enfin forcer la décision à Cagliari (1-0) dimanche lors de la 16e journée de Serie A et revenir à huit points de la Juventus Turin, leader.

Avec le succès des Bianconeri samedi dans le Derby de Turin face au Torino (1-0), un match nul de l'équipe de Carlo Ancelotti, qui reste deuxième, aurait offert 10 longueurs d'avance au septuple champion en titre.

En expédiant de 25 mètres son coup franc hors de portée de Cragno, le gardien de Cagliari, le Polonais Milik a donc aussi sauvé le semblant de suspense qui reste en tête du championnat d'Italie.

Auparavant, Naples avait souffert face à la très bonne organisation de l'équipe sarde, le large turn-over pratiqué par Ancelotti après l'élimination subie mercredi en Ligue des Champions à Liverpool n'ayant pas apporté la fraîcheur espérée.

La partie, terne, hachée et pauvre en occasions a donc été décidée sur un seul geste, de classe, de l'avant-centre du Napoli, auteur sur le coup de son 8e but de la saison.

Colère à Rome

L'AS Rome a pour sa part obtenu une victoire de convalescence face au Genoa (3-2), ce qui pourrait contribuer à sauver son entraîneur Eusebio Di Francesco. Il y avait une atmosphère de crise dimanche au Stade Olympique, où les tifosi de la Roma avaient prévu une grève des encouragements pendants les 10 premières minutes du match. La tension était même palpable dans toute la ville, où des dizaines de banderoles hostiles au président du club, James Pallotta, avaient été déployées dans la nuit de samedi à dimanche.

L'homme d'affaires américain est jugé responsable d'une saison mal embarquée, au même titre que Di Francesco et Monchi, le directeur sportif espagnol, auquel est reproché un mercato qui a vu le départ de plusieurs titulaires, du gardien Alisson aux milieux de terrain Nainggolan et Strootman.

Dans cette ambiance sinistre et pour ce qui avait pour lui des airs de match de la dernière chance, Di Francesco avait décidé de changer de système, avec trois défenseurs mais sans avant-centre de métier.

Mais Di Francesco avait oublié que dans le catalogue des catastrophes qui ont frappé son équipe lors de cette saison terrible, il manquait la boulette de gardien. Celle d'Olsen dimanche a été énorme et a permis à Krzysztof Piatek d'ouvrir la marque dès la 18e minute et de reprendre seul la tête du classement des buteurs (12 buts).

Samedi face à la Juventus

Les Romains auraient alors pu sombrer mais ils ont réagi, sur coup de pied arrêté, l'une de leurs seules armes actuellement. Fazio a ainsi égalisé (31e), mais le Genoa est immédiatement repassé devant grâce à Hiljdemark, au milieu d'une défense passive (33e). Là encore, les Romains ont eu le mérite de réagir, avec leurs moyens limités, et c'est le jeune Justin Kluivert qui leur a sorti la tête de l'eau. Il a d'abord égalisé sur une belle action individuelle (45e), avec son premier but en Serie A, puis a offert à Cristante une passe décisive pour le but du 3-2 (59e).

Après une avalanche de mauvais résultats contre les petits, la Roma a cette fois réussi à gagner trois points, précieux puisqu'ils lui permettent de remonter à la 6e place et qu'ils offrent peut-être un peu d'air à Di Francesco. Mais la manière reste fragile et il est dur d'imaginer les Romains pouvoir gêner la Juventus samedi lors de la 17e journée.

(AFP)

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